Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)


1 commentaire

Multiple Tbilissi

Pour Chon, Tbilissi a commencé par un baptême, celui d’un pigeon géorgien.

Chon’s first encounter with Tbilissi has been a baptism by a pigeon.

Cela ne nous a pas empêché de nous balader dans cette belle ville aux multiples facettes.

This did not stop us from strolling in this beautiful city with many facets.

Le vieux Tbilissi est un enchevêtrement de petites rues, blotties au pied de la forteresse.

Old Tbilisi is a tangle of small streets, nestled at the foot of the fortress.

Durant des siècles, la ville a été un carrefour entre l’Europe et l’Asie, et toutes les religions se retrouvent dans la profusion de lieux de culte. Cathédrale Sioni, basilique Anchiskhati, église Saint-George des Arméniens(qui en 1900 formaient un tiers de la population), grande synagogue, mosquée du quartier Azéri et de nombreuses petites églises se découvrent au hasard des ruelles.

For centuries, the city has been a crossroads between Europe and Asia, and all religions are there  in the profusion of places of worship. Sioni Cathedral, Anchiskhati Basilica, St. George’s Church of the Armenians (which in 1900 made up a third of the population), a large synagogue, a mosque in the Azeri district and many small churches are to be discovered along the cobbled streets.

Le coin le plus photographié est celui des bains de soufre avec leurs dômes de briques rouges.

The most photographed quarter is the one of the sulfur baths with their red brick domes.

L’ensemble fait penser à l’Asie centrale. On raconte que le roi Vakhtang 1er aurait choisi de s’installer là pour profiter de ces sources chaudes. La façade du hammam Orbeliani, tout proche, donne l’impression d’être en Iran.

The whole thing makes one think of Central Asia. It is said that King Vakhtang 1st chose to settle there to enjoy these hot springs. The façade of the nearby Orbeliani hammam gives the impression of being in Iran.

On a été très étonné de voir que Tbilissi est visitée par autant de touristes. Les rues de la vieille ville ont un côté Plaka à Athènes ou rue Saint-Séverin à Paris ! Autre surprise, le nombre de touristes iraniens en ville ! Depuis un an, ils n’ont plus besoin de visas pour se rendre en Géorgie et ils en profitent, tout comme de nombreux arabes du golfe et des indiens.

We were very surprised to see that Tbilisi is visited by so many tourists. The streets of the old town have a Athens’ Plaka or Rue Saint-Séverin  feeling !  Another surprise, the number of Iranian tourists in town ! Since  last year, they no longer need visas to get to Georgia, and they benefit, as do Indians and many Arabs from the Gulf.

Entourée de grands empires, la Géorgie a été conquise au fil des siècles par les Arabes, les Perses, les Mongols, les Ottomans et finalement les Russes à partir de 1801. A part un épisode d’indépendance entre 1918 et 1921, elle tombera sous le joug soviétique jusqu’en 1991.

Surrounded by huge empires, Georgia was conquered over the centuries by the Arabs, Persians, Mongols, Ottomans and finally the Russians from 1801. Apart from an episode of independence between 1918 and 1921, it will fall under The Soviet yoke until 1991.

Le XIXème siècle verra le développement d’une ville moderne, avec une architecture classique russe. De beaux immeubles s’alignent le long d’avenues larges et aérées, certaines piétonnes.

The 19th century saw the development of a modern city, with classical Russian architecture, as seen in St. Petersburg. Beautiful buildings line up wide avenues, some pedestrianized.

Les quartiers populaires aussi se développent à ce moment là, avec des rues où les balcons sont couverts de treilles pour se protéger du soleil. Malheureusement, beaucoup de ces maisons typiques sont très dégradées, sans parler des HLMs bien décatis.

Popular neighborhoods also develop at this time, with streets where the balconies are covered with trellises to protect themselves from the sun. Unfortunately, many of these typical homes are very degraded, not to mention the blocks of flats.

Et puis il y a aussi la Tbilissi High tech, avec quelques bâtiments emblématiques dont la salle de concert et centre de congrès de l’italien Fuksas, qui ressemble à un gros tuyau de métal, dominés par le palais présidentiel.

And there is also high tech Tbilisi, with some emblematic buildings including Fuksas’ concert hall  which resembles a big metal pipe, dominated by the presidential palace.

La passerelle du « Peace bridge » relie les deux rives de la Koura. Le spot idéal pour les selfies des sept millions de touristes annoncés en Géorgie cette année !

The « Peace bridge » connects the two banks of the Koura. The ideal spot for the selfies of the seven million tourists announced in Georgia this year !

Les touristes russes aussi sont très présents malgré la tension entre les deux pays suite à la guerre de 2008 qui a vu la Géorgie se faire amputer de deux régions touchant la Russie, l’Ossétie et l’Abkhazie. Le président de l’époque, Saakachvili, viscéralement russophobe, s’était lancé dans une aventure militaire pour récupérer ces deux provinces sécessionnistes. En huit jours, c’était plié : l’armée russe battait à plate couture les Géorgiens, et les deux provinces sont aujourd’hui « indépendantes » mais russes de facto (le rouble est utilisé comme monnaie et les horloges sont calées sur le fuseau horaire de Moscou, etc…). Depuis cette date, une mission de l’Union européenne surveille les lignes de front. Un grand bâtiment chic abrite les délégations de l’UE et de l’Otan près de la place de la liberté, au centre de la ville moderne, et les observateurs européens paradent dans leurs superbes 4X4 !

Russian tourists are also very present despite the tension between the two countries following the 2008 war which saw Georgia amputated from two regions affecting Russia, Ossetia and Abkhazia. The president of the time, Saakashvili, viscerally Russophobe, had embarked on a military adventure to recover these two secessionist provinces. In eight days it was over : the Russian army beat the Georgians flat and the two provinces are now « independent » but de facto Russian (the ruble is used as currency and the clocks are stuck on Moscow’s time). Since then, an EU mission has been monitoring the front lines. A large chic building houses the delegations of the EU and NATO near Freedom Square, in the center of the modern city, and European observers parade in their stunning 4WD !

Saakachvili n’est plus au pouvoir mais la Géorgie continue à déclarer son amour à l’Union européenne : tous les bâtiments officiels arborent le drapeau de l’UE à coté de celui de Géorgie.

Saakashvili is no longer in power but Georgia continues to declare his love for the European Union: all the official buildings have the flag of the EU next to that of Georgia.

Ils sont aussi demandeurs d’intégration dans l’Otan. Un camp d’entraînement est déjà installé près de Tbilissi, au grand dam des Russes.

They are also seeking integration into NATO. A training camp is already installed near Tbilisi, to the dismay of the Russians.

Le désir d’Europe des Géorgiens n’est pas récent. Ils ont sûrement eu autant d’échanges sinon plus que nous avec la Grèce et Rome dès le VIIIème siècle avant JC, comme on le constate dans le musée national de Tbilissi. Petit rappel à l’ordre pour les eurocentristes que nous restons toujours un peu.

Georgians’ desire for Europe is not recent. They certainly had as much or more exchanges than we did with Greece and Rome from the VIIIth century BC, as we see in the national museum of Tbilisi.

Mais le trésor du musée, ce sont les salles consacrées aux bijoux en or des peuples antiques du Caucase et de l’Asie centrale.

But the treasures of the museum are in the rooms devoted to the gold jewelery of the ancient peoples of the Caucasus and Central Asia. These jewels are 5 000 years old !

Ces bijoux ont 5000 ans ! On y retrouve l’émerveillement qui nous avait saisi l’an dernier dans les sous-sols du musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg avec la collection de l’Or des Scythes, qui comme par hasard occupaient un territoire immense juste au nord du Caucase.

There is the same amazement that had gripped us last year in the basement of the Hermitage Museum in St. Petersburg with the Scythian Gold Collection, a great people who  occupied an immense territory just to the north of the Caucasus.

En conclusion, Tbilissi est une très belle découverte, mais bon sang qu’il y fait chaud !

As a conclusion, Tbilisi was a great discovery for us, but, OMG, it’s so hot here !

Et demain, route pour l’Arménie !

Tomorrow Armenia, here we come !

 

 


1 commentaire

Sno

On a quitté la chaleur accablante de Tbilissi pour les hauteurs du Caucase, cette fois-ci le long de la « Georgian military Highway » qui est la route qui grimpe tout au nord vers la Russie. Avec un petit arrêt pour jeter un œil au monastère de Ananuri sur le chemin (superbe au dessus d’un lac).

We left the overwhelming heat of Tbilisi for the heights of the Caucasus, this time along the « Georgian Military Highway » which is the road that climbs all the way north to Russia. With a short stop to take a look at the monastery of Ananuri on the way (superb over a lake).

Une fois arrivés dans les montagnes, on a quitté la grande route et on s’est enfilés dans une vallée superbe, dominée par le mont Kasbek, qui fait la frontière avec l’Ingouchie russe, à 5033 m. C’est ainsi qu’on a découvert le petit village de Sno. Enfin un nom géorgien facile à retenir !

Once we reached the mountains, we left the main road and turned into a beautiful valley, dominated by Mount Kasbek, which borders with Ingushetia, at 5033 m. This is how we came across the small village of Sno. Easy name ! for a change !

Au bout d’une piste, à la sortie de Sno, en direction de Juta, on a trouvé un petit paradis au bord de la rivière, sous les arbres, avec comme seuls voisins les incontournables vaches en liberté et un pope d’âge canonique. Une vraie petite oasis (42.5994, 44.649) sous les eucalyptus.

At the end of a dirt road, at the exit of Sno, in the direction of Juta, we found a small paradise by the river, under the trees, with as neighbors the unavoidable cows  and a canonical pope. A real little oasis (42.5994, 44.649) under the eucalyptus.

Le pied absolu, et il y a un petit vent frais bien agréable. On va sans doute y lézarder quelques jours… et faire un peu de blog. On a en tête un billet sur notre passage à Tbilissi.

Heaven on earth, and with a nice cool breeze. We will undoubtedly stay there for a few days … and do some blogging. We have a post to write about Tbilisi.

Les montagnes sont sublimes, les arbres sont majestueux, la prairie est couverte de fleurs.

The mountains are sublime, the trees are majestic, the meadow is covered with flowers.

On se croirait presque seuls au monde !

We could almost feel like being alone in the world !


Poster un commentaire

D’une ancienne capitale l’autre / from one capital city to another

Plein est vers Tbilissi, on a quitté Koutaissi, qui fut capitale de l’Imérethie, royaume à l’ouest de la Géorgie du XVème siècle à 1810, date à laquelle  la région fut annexée par la Russie tsariste.

Heading east towards Tbilisi, we left Kutaisi, which has been the capital of Imerethia, kingdom in the west of Georgia from the 15th century to 1810, when the region was annexed by tsarist Russia.

Cette route qui traverse plaines et collines est l’épine dorsale de la Géorgie, entre Turquie et Azerbaidjan.

This road, crossing plains and hills, is the backbone of Georgia, between Turkey and Azerbaijan.

Elle passe notamment par Gori, village natal de Joseph Dougashvili, alias Staline.

It goes through Gori, Stalin’s home town.

Dans le parc Staline, avenue Staline, près du supermarché (Staline ?), la maison du « petit père des peuples » est protégée sous un dais de béton avec colonnes vaguement greco-soviétiques.

In Stalin Park,  on Stalin Avenue, near the (Stalin?) supermarket , his house is protected under a concrete canopy with vaguely Greco-Soviet columns.

Un énorme musée raconte la vie du personnage. Tout ce qu’on a lu sur ce site nous a découragé d’y entrer : on est dans la logique de « Staline, sa vie, son oeuvre ». La statue qui orne l’escalier d’honneur à l’entrée du musée le confirme. Imagine-t-on à Vienne ou à Berlin un musée à la gloire de Hitler ?

A huge museum tells his life. Everything we read on this site discouraged us from entering it: we are in the logic of « Stalin, his life, his work ». The statue which adorns the staircase of honor at the entrance of the museum confirms it: we are here at the devotees! Imagine in Vienna or Berlin a museum to Hitler’s glory ?

Son wagon personnel est aussi proposé à la visite. Dans ce pays qui a subi 70 ans d’occupation soviétique et garde un immense ressentiment pour cette période et les horreurs qui l’ont marquée, cette évocation à Gori de l’enfant du pays met très mal à l’aise. On a vite passé notre chemin.

His personal wagon is also proposed for the visit. In this country which has undergone 70 years of Soviet occupation and is still very resentful for this period and the horrors that have marked it, this evocation in Gori of the country’s child makes it very uncomfortable. We quickly walked our way.

On est partis dormir dans la campagne, dans les gorges d’Ateni (N 41°53.815′ E 44°2.825′). Le long d’un torrent, de grandes aires de pique-nique sont prévues. Vue la chaleur, les familles viennent y passer la soirée au frais. Soirée et nuit très agréables !

We went to sleep in the countryside, at the top of the Ateni gorge. Along a torrent, large picnic areas are planned. Families come there to take the cool in the evening. Evening and night very pleasant!

Changement de décor le lendemain avec la visite du site de Uplistsikhe. Dans le flanc d’une colline, dans un décor de sécheresse digne du sud marocain, 400 grottes ont été utilisées comme habitations du VIème siècle avant J-C jusqu’à son sac définitif par les Mongols en 1240. C’est un ensemble grandiose, dommage que nous l’ayons visité sous un soleil de plomb.

Change of scenery the next day with the visit of the site of Uplistsikhe. In the hillside, in a drought setting worthy of southern Morocco, 400 caves were used as dwellings from the 6th century BC to its definitive looting by the Mongols in 1240. It is a grandiose ensemble, a pity that we visited it under a scorching sun .

Ancient-Caves-of-Uplistsikhe

Le soir nous étions à Mtskheta, autre ancienne capitale du pays, à 25 kms à l’ouest de Tbilissi.

In the evening, we reached Mtskheta, another former capital, 25 kms away from Tbilisi.

Pour les Géorgiens, c’est le symbole de la Christianisation du pays. En effet, un peu par hasard des commerçants juifs de la ville auraient ramené de Jérusalem la tunique du Christ, qui est enterrée dans la cathédrale, à côté des sépultures de douze rois de Géorgie.

For the Georgians, it is the symbol of the Christianization of the country. Indeed, somewhat by chance Jewish merchants in the city are said to have brought back from Jerusalem the Christ’s tunic, which is buried in the cathedral, next to the tombs of twelve kings of Georgia.

Le monastère de Djvari qui domine la ville depuis une colline est aussi un lieu saint pour les Géorgiens. Construit au IVème siècle, il a été le lieu des miracles de Sainte Nino, qui convertit le roi au christianisme. la Géorgie est alors devenue officiellement chrétienne.

Djvari monastery  which dominates the city from a hill is also a holy place for the Georgians. Built in the 4th century, it was the site of the miracles of St. Nino, who converts the king to Christianity. Georgia then became officially Christian.

Mtskheta est également une charmante petite ville  avec ses rues pavées, très touristique (cathédrale UNESCO oblige !) . On n’y boit pas que du vin de messe, sous les tonnelles des restaurants. On peut  même y déguster sa propre bouteille, achetée au caviste du coin. Une belle idée, qu’on n’imagine pas dans les restos français !

Mtskheta is also a charming little town with its cobbled little streets, and very touristy (UNESCO cathedral obliges!). Wine is not only used for mass !  Under the arbor of the restaurants, you can even bring his own bottle, bought from the local wine merchant. Nice idea, but impossible to imagine in a French restaurant !

 


Poster un commentaire

Edith Piaf, Omar Khayyam et Joe Dassin

Le petit et remarquable musée de Svanétie à Mestia renferme des trésors, icônes, croix , bijoux, manuscrits, objets traditionnels, tous très bien mis en valeur. Tous les objets religieux ont été cachés par la population pendant les années communistes.

The small and remarkable museum of Svanetia in Mestia contains treasures, icons, crosses, jewels, manuscripts, traditional objects, all very well emphasized. All the religious pieces have been hidden by the population during the Communist period.

Comme ce superbe lutrin en bois sculpté…

Like this magnificent carved wood lectern ...

… ou ce banjo et cette harpe à 6 cordes.

… or this banjo and 6 string harp.

Parmi les icônes plusieurs représentations de Saint Georges terrassant… Dioclétien (empereur très hostile aux Chrétiens).

Among the icons, several representations of Saint Georges slaying.. Diocletian (empereur who was very hostile to the Christans).

De plus, une grande citation du géographe grec Strabon, mort en 25 après JC, donne peut-être l’explication du mythe de la Toison d’or : les Svans de son époque utilisaient des peaux de mouton qu’ils déposaient au fond des rivières pour récupérer les paillettes d’or charriées par les torrents.

Moreover, a long quotation from the Greek geographer Strabo, who died in 25 AD, gives perhaps the explanation of the myth of the Golden Fleece : the Svans of his time used sheep skins which they deposited at the bottom of the rivers to recover the gold nuggets carried by the streams.

En fait, Jason nous poursuit. Après avoir dormi près de son lieu de départ en Turquie, nous sommes aujourd’hui, après être descendus de la montagne, à Koutaïssi, la seconde ville de Géorgie, où il serait venu réclamer la Toison d’or au roi Eétès.

In fact, Jason is after us. After sleeping near his place of departure in Turkey, we are today, after descending from the mountain, in Kutaisi, the second city of Georgia, where he is supposed to have come to claim the Golden Fleece from King Aetes.

C’est Médée, la fille du roi, qui lui aurait permis de s’enfuir avec celle-ci. Pour retarder son père dans sa traque du voleur, elle aurait (dixit wikipedia) tout simplement découpé son frère en morceaux, éparpillé façon puzzle. Malin, car le père a ainsi perdu du temps à recoller les morceaux afin de lui donner une sépulture correcte et les Argonautes ont mis les voiles.

Medea, the king’s daughter, helped him to escape with the Fleece. To delay his father in his hunt for the thief, she (dixit wikipedia) simply cut up her brother into pieces, scattered like a puzzle. Smart girl, as her father lost time putting together the pieces to give him a proper burial and this allowed the Argonauts to escape.

Koutaïssi en soi a peu d’intérêt. Sa cathédrale a été sacrée patrimoine mondial par l’UNESCO puis mise presque aussitôt sur liste des trésors en péril par cette même UNESCO. La raison, une réfection horrible, avec des toits en tôle peinte et une immonde « prothèse » en métal à l’arrière de la nef.

Koutaissi has little interest, by itself. The cathedral was crowned World Heritage by UNESCO and then put almost immediately on the list of treasures in danger by this same UNESCO. The reason, a horrible repairs, with painted metal roofs and an ugly metal « prosthesis » at the back of the nave.

Par contre le monastère de Gelati à 10 km est une merveille. C’est en fait un ensemble de bâtiments avec une « université » voulue par David le Constructeur, le roi emblématique du pays au XIIème siècle.

On the contrary the Gelati monastery, 10 kms away,  is a marvel. It is in fact a collection of buildings with a « university » wanted by David the Builder, the emblematic king of the country in the 12th century.

De très belles fresques dans l’église et les chapelles et une grande mosaïque d’origine au dessus de l’autel.

Very beautiful frescoes in the church and chapels and a large mosaic dating back to the construction time, above the altar.

Mais pour nous, les mosaïques de Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul qu’on a découvert l’an dernier restent inégalées.

But still for us the most beautiful mosaics are those of the church of the Holy-Saviour-in-Chora in Istanbul.

Ici aussi, on réhabilite mais en remplaçant les tôles par des tuiles vernissées comme à l’origine. Ce sera superbe quand tout sera fini.

Here too, rehabilitation is on its way., but they replace the metal sheets on the roofs with glazed tiles as originally. It will be superb when everything is over.

Internet nous avait suggéré d’aller dormir au « Camping complex Europa » à l’entrée de la ville. Pourquoi pas ? Sauf que ces coordonnées GPS correspondent à un cimetière, et pas de complexe en vue. Humour géorgien ?

Internet suggested we d’go to sleep at the « Camping complex Europa » at the entrance to the town. Why not ? Except that these GPS coordinates correspond to a cemetery, and no complex in sight. Georgian sense of humor?

Finalement on a dormi sur le parking de l’hôtel Eleganti (N 42°16.388 E 42°.41.823) à Koutaïssi et pu profiter de la climatisation du salon de l’hôtel. Là, surprise : dans la bibliothèque, on découvre, bien en évidence, des poèmes d’Omar Khayyam et une biographie d’Edith Piaf, le tout en géorgien !

Eventually we stayed in the car park of hotel Eleganti (N 42 ° 16.388 E 42 ° .41.823) in Koutaïssi and could benefit from the air conditioning of the lounge of the hotel. There, a surprise : on the book shelves, Omar Khayyam’s poems and a biography of Edith Piaf , translated in Georgian!

Ca a été l’occasion de causer avec Mikheil, un client buveur de bière (par litres apparemment) et russophobe qui a invité Chon à un slow sur la musique de Joe Dassin sortant de son portable. Surréaliste !

It was an opportunity to chat with Mikheil, a beer drinker (per liter apparently) and a Russophobe who invited Chon for a slow on the music of Joe Dassin coming out of his smart phone. Surrealist!


3 Commentaires

Du côté de chez Svan / In Svan country

La région de Svanétie est complètement enclavée dans les hautes montagnes du Caucase. Pour la rejoindre, il n’y a qu’une seule route qui longe l’Abkhazie et se faufile entre des sommets de plus de 3 000 mètres pendant 100 kms.

Svanetia is locked up in the high mountains of the Caucasus. To reach this region, there is only one road, along the border with Abkhazia, which makes its way between 3000 m high summits, for 100 kms.

Les Svans sont un petit peuple qui possède sa langue et ses propres traditions. Personne n’a jamais pu les conquérir, ni les Turcs, ni les Perses, ni les Russes.

The Svans are a little people with their own language and traditions. No one has ever been able to conquer them, neither the Turks, nor the Persians, nor the Russians. 

La petite capitale de Svanétie, Mestia (2 000 âmes) est tout au bout du goudron. C’est un centre de trekking peuplé l’été de dizaines de backpackers en chaussures de marche.

Savnetia’s little capital city, Mestia (2 000 souls) is at the end of the asphalt. It is a trekking center peopled in the summer by dozens of backpackers in hiking boots.

Mais le village, comme tous ceux alentours, est remarquable par les dizaines de tours qui s’élèvent au dessus des maisons.

But the village, as all others around, is remarkable by the tens of towers raising above the houses.

Les tours servaient de greniers et aussi de défense en cas d’attaques.

The towers were used as granaries, as well as for defense in case of attacks.

Leur héroïne est la reine Tamar, couronnée « roi » de Géorgie en 1178. Sa statue équestre surveille la place centrale de Mestia. Drôle de statue, avec un cheval un peu bedonnant et couvert d’inscriptions et de dessins mystérieux pour nous. On se croirait dans le Seigneur des Anneaux.

Their heroine is Queen Tamar, crowned « king of Georgia » in 1178. Her equestrian statue watches Mestia’s central square. Funny statue, with a horse a little paunchy and covered with inscriptions and drawings mysterious for us. It looks like a creature out of the Lord of the Rings.

Nous sommes arrivés par hasard le dernier samedi de juillet, jour du Festival annuel de Svanétie. On avait l’impression que tous les Svans de la région étaient présents pour assister aux spectacles.

We arrived by chance on the last Saturday of July, the annual festival in Svaneti. It was as if all the Svans in the area were present to attend the shows.

Et du spectacle il y en a eu : choeurs d’hommes à capella, danses acrobatiques de jeunes hommes bottés et de jeunes femmes habillées en « princesses ».

choirs of men a capella, acrobatic dances of booted young men and young women dressed in « princesses »

Superbes chorégraphies qui faisaient penser un peu aux choeurs de l’Armée rouge (mais ne le répétez pas!).

Beautiful choreographies that made you think a little of the choruses of the Red Army (but do not repeat it!).

Une superbe surprise pour notre arrivée !

A great surprise for our arrival !

 


3 Commentaires

En route pour le Grand Caucase

La région de Svanétie est tout en haut de la  Géorgie sous les hautes montagnes du Caucase, qui font la frontière avec la Russie.

Svanetia is all the way up under the high mountains of Caucasus, which make the border with Russia.

Après notre début chaotique à Batoumi, nous sommes allés y chercher le frais et l’air pur de la montagne.

After our chaotic beginnings in Batumi, we went there to find cool and pure air in the mountains.

Ici les nains de jardin sont plutôt animaliers. On a hésité à en ramener un pour Isa et Boulette, mais ils sont un peu encombrants.

They have nice garden dwarves in Georgia !

La route est correcte. Il faut seulement bien veiller à éviter les vaches  immobiles au milieu du macadam et faire attention aux Géorgiens qui conduisent à la libanaise.

The roads are ok. One must only watch for the static cows in the middle of the asphalt and be aware of the Georgians who drive like Libaneses.

On a croisé de drôles de cimetières, où les sépultures sont protégées par des sortes de cabanes en métal rouillé…

We crossed strange cemeteries, where the tombs are protected by rusted metal shacks…

… et là aussi des vaches ruminent sur la route.

… and watched over by the inevitable ruminating cows on the road.

Au passage un monument soviétique (on a enlevé l’étoile rouge mais on la devine encore) : sans doute un monument aux morts.

Here a soviet monument (they took away the red star, but one can guess it still on the pilar). Monument to dead heroes ?

Les cent derniers kms sont magnifiques. On monte, on monte vers les sommets.

The last hundred kms are gorgeous. We climb and climb to the summits.

Le mont Ushba (ici dans les nuages) monte à 4700 m. Plus loin, côte russe l’Elbrouz culmine à 5642 m.

Mount Ushba (here in the clouds) goes up to 4700 m. Further north, on the Russian side, the Elbrouz cuminates at 5642 m.

Après sept heures de route dont trois dans les virages caucasiens, voici enfin Mestia et ses tours mystérieuses.

After seven hours of driving – of which three in the curves of the Caucasus-, here comes at last Mestia and its mysterious towers.

Il y fait bon, le moral est de retour !

Cool weather, and high spirits are back !

 

 


5 Commentaires

Liquéfiés et embourbés à Batoumi / liquefied and bogged down in Batumi

On a quitté Yomra et notre ami Temel, au matin, avec un pot de confiture maison et des noisettes, pour rejoindre la frontière géorgienne. On y est arrivés sur le coup de midi, par 45 ° au soleil, pour découvrir une queue d’un km de voitures, et pas d’ombre ! Après avoir rôti un quart d’heure, on a fait demi-tour et on est allés se planquer sous des arbres dans les collines turques. Le climat est subtropical par ici (on y fait pousser du thé) , ce qui veut dire une moiteur difficilement supportable.

We left our friend Temel in the morning, with a jar of homemade jam and some hazelnuts, to reach the Georgian border. We arrived there at twelve noon, with 45 ° in the sun, to discover a one km queue of cars, and no shade ! After roasting for a quarter of an hour, we turned back and went to hide under trees in the Turkish hills. The climate is subtropical (one grows tea there), which means a dampness difficult to bear.

On a finalement passé la frontière en soirée et rejoint Batoumi vers 19h.

We eventually got through in the evening and reached Batumi at 7 pm.

Batoumi est la station balnéaire chic de Géorgie. Il y fait aussi chaud et humide qu’à Trabzon. Park4night signalait un parking possible au jardin botanique au nord de la ville. Malheureusement, nos outils GPS sont devenus fous (la chaleur ?) et nous ont baladés pendant deux heures dans le noir par des routes pourries dans la montagne avant de daigner nous amener à bon port. C’est un peu flippant de se perdre dans la nuit dans un pays qu’on ne connait pas, avec un alphabet indéchiffrable !

Batumi is the chic resort of Georgia. It is as hot and humid as in Trabzon. Park4night reported a possible parking at the botanical garden north of the city. Unfortunately, our GPS tools got crazy (heat?) And we drove for two hours in the dark by bad roads in the mountains before the GPS accepted to take us to our destination. It’s a little stressful to get lost in the night in a country you do not know, with an indecipherable alphabet!

Et toujours plus de 30° dans le camion . On était liquéfiés, ruisselants !

And still more than 30° in the van. We were liquefied.

Après une nuit calme  et moite sur le parking du jardin botanique, Daniel a négocié avec les gardiens de pouvoir se garer sous les grands arbres, à l’entrée, sur une pelouse qui sert de camping pour les tentes. Bonne idée, sauf qu’il a choisi l’endroit le plus marécageux du coin et nous voilà embourbés !

After a quiet and damp night in the botanical garden parking lot, Daniel negotiated to be allowed to park under the tall trees at the entrance, on a lawn that serves as camping for tents. Good idea, except that he chose the most marshy place  and we got bogged down!

Malgré la mobilisation des jardiniers, impossible de décoller sans un bulldozer ! La honte.

Despite the mobilization of the gardeners, impossible to take off without a JCB ! Shame on us.

On est sortis tout penauds de cette galère mais on a quand même visité le splendide parc botanique. Il couvre 110 Ha en bord de mer et est extraordinaire par la diversité des essences d’arbres, qui représentent l’ensemble des zones botaniques de la planète.

We were not very proud of us after that but we nevertheless visited the splendid botanical garden. It covers 110 hectares by the sea and is extraordinary by the diversity of tree species, which represent all the botanical areas of the planet.

Avec tout cela, il était déjà midi -et 35°- et nous sommes descendus en ville pour trouver une assurance pour la voiture (Aldagi), une carte sim pour le téléphone, faire des courses, acheter des chapeaux de soleil (on a oublié les nôtres quelque part) et du vin géorgien chez le caviste recommandé par Temel.

With all this, it was already noon – and 35 ° – and we went down to the city to find an insurance for the car (Aldagi), a sim card for the phone, go shopping, buying sun hats (we forgot ours some Part) and Georgian wine at the wine shop recommended by Temel.

Après ces tâches de routine, direction un camping (un des rares de Géorgie) tout en haut dans la forêt à 30 kms de Batoumi, près du parc national.  La vidéo de présentation du camping « la belle verte » était tentante.

After these chores, we tried to reach a camping (rare thing in Georgia) up in the forest near the national park. The video of « La belle verte » campsite was quite tempting.

Là encore, on fait chou blanc, après avoir zigzagué deux heures sur des pistes et du goudron dégradé, avec des infos GPS erronées.

it ended up as a failure, after two hours on bad asphalt and dirt roads.

On finira  par s’embourber dans un passage en cours de construction et de faire demi-tour. Et de deux !

We ended up blogged down again on road works and had to turn back. Second time !

Du coup, on a arrêté les frais, trouvé une rue calme pour dormir et décidé de quitter Batoumi sans la visiter. C’est sûrement une jolie ville, mais elle nous a porté la poisse. Vivement la montagne de Svanéti dans le haut Caucase, et une température et humidité plus raisonnables !

Enough was enough. We eventually found a quiet street to sleep and decided to leave Batumi without visiting it. It is surely a pretty city, but not for us. Now we are on our way for the region of Svaneti in the upper Caucasus, and a more reasonable temperature and humidity!


Poster un commentaire

Fin de Turquie / End of Turkey

Après une semaine depuis la frontière bulgare, nous nous rapprochons de la Géorgie. On rencontre quelquefois des panneaux originaux.

Already one week since the Bulgarian border, we are getting closer to Georgia. We sometimes meet original road signs.

Depuis Sinop, la quatre-voies longe la côte en évitant par le bord ou par des tunnels les montagnes qui plongent dans la Mer Noire. Quelques tronçons sont encore en travaux mais le réseau routier turc est impeccable : Pratiquement que des autoroutes et quatre-voies depuis la Bulgarie jusqu’ici.

From Sinop, the dual carriageway runs along the coast, avoiding the mountains that plunge into the Black Sea, by sticking to the sea shore or through tunnels. Some stretches are still under construction but the Turkish road network is impeccable : Practically only motorways and four-lanes  for us since Bulgaria.

Nicolas Bouvier est passé par là en 1953, en route pour l’Iran, mais à l’époque, pas de goudron et pas de tunnels :

« La piste [du col d’Ordu] étroite et grasse grimpait tout droit à travers à travers un maquis de noisetiers et de sorbiers. Quand la pente devenait trop forte, le conducteur tirait les gaz à main, sautait et aidait la voiture de l’épaule tout en conduisant par la fenêtre. Quand le moteur calait tout de même, il fallait aussitôt plonger sur le frein à main, ou placer une pierre sous les roues arrière pour éviter que la voiture lourdement chargée ne brise un pignon de vitesse en reculant. Il n’y avait alors plus qu’à siffler et appeler jusqu’à ce qu’un ou deux paysans arrivent la houe sur l’épaule. Lorsqu’ils comprenaient qu’il s’agissait de pousser, ils s’illuminaient tout de suite. »

Nicolas Bouvier crossed this region on his way to Iran in 1953, but it was not the same trip, with dirt roads and mountain passes !

De plus, notre monture avale allègrement les kms, sans rechigner.

And more, our motorhome swallows all those kms without any begrudging.

Les villes de Samsun et Trabzon ne sont plus du tout de gros villages comme les a vus Bouvier et son compagnon, mais de grandes cités industrielles dont les immeubles escaladent les collines.

Samsun and Trabzon are no more the market towns Bouvier and his mate crossed, but big industrial cities with high buildings escalading the hills.

Nous avons passé la nuit chez Temel, rencontré via Couchsurfing,  un peu après Trabzon, dans sa maison haut dans la montagne. Soirée très agréable avec ce producteur de noisettes (la Turquie en produit 80% de la production mondiale), qui est revenu au village près avoir été caviste en Suisse, puis guide touristique en Cappadoce. Grand voyageur, son projet est de rejoindre la Thaïlande par la route en moto ! Il ne porte pas Erdogan dans son coeur et le muezzin de la mosquée toute proche l’agace particulièrement. Mais on n’en saura pas plus. On est discret en Turquie ces jours-ci.

We spent the night at Temel’s, a couchsurfing friend, a little after Trabzon, in his house high in the mountains. A very pleasant evening with this producer of hazelnuts (Turkey produces 80% of the world production), who returned to his village after having worked in a winery in Switzerland, then as a tourist guide in Cappadocia. Great traveler, his project is to go to Thailand on a bike ! He does not carry Erdogan in his heart and the muezzin of the nearby mosque particularly irritates him. But we will not know more. People are discreet in Turkey these days.

Il nous reste 200 kms à faire avant la frontière géorgienne et il commence à faire très, très chaud. On a vraiment envie que ce long  voyage d’approche se termine !

We still have 200 kms to go before the border and it gets really very hot. We are  looking forward for what should be the real start of our trip !

 


Poster un commentaire

Bains de mariés / newly-weds baths

La presqu’ile  de Persembe entre Samsun et Trabzon est un havre de paix et de tranquillité. On y a bifurqué depuis la quatre-voies à Fatsa. La petite route grimpe sur les falaises boisées et redescend vers des petits ports de pêche et des plages cachées dans des criques.

The Persembe peninsula between Samsun and Trabzon is a haven of peace and tranquility. The small road climbs up over the wooded cliffs and down to small fishing villages and hidden beaches.

A la recherche d’un coin pour la nuit, nous avons suivi l’indication « Jason’s church » par curiosité. Sur un cap se trouve en effet une église désaffectée (Géorgienne ? Arménienne ?) bizarrement baptisée « Eglise de Jason ».

Looking for a place to sleep, we followed the « Jason’s church » sign. On a cape stands a desused church (Georgian ? Armenian ?) strangely called after the greek hero.

C’est de là que serait parti Jason avec son bateau Argo et son équipage (les Argonautes) pour conquérir en Colchide (l’actuelle Géorgie) la toison d’or. Une plaque raconte son épopée à l’entrée du site.

That is supposed to be the place from where Jason with his ship Argo (and his crew the Argonauts) left for Colchide (the actual Georgia) to conquer the Golden Fleece.

Depuis la pointe (un petit côté cap d’Erquy), la mer est magnifique. Les photographes l’ont bien compris puisqu’ils amènent les futurs mariés de la région pour des clichés romantiques. Ainsi se sont succédés six couples au moment du coucher du soleil. La diversité des tenues féminines turques semble bien se refléter jusque dans les robes de ces jeunes femmes.

From the cape, the view is magnificent. That is where the local photographers bring the newly-weds for romantic pictures. That evening, six couples were there at the same time for the sunset. The diversity of Turkish feminine outfits seems to be reflected even in the dresses of these young women.

 

 

Le top du top, c’est bien sûr la photo les pieds dans l’eau.

The best is of course to take the picture in the water.

à condition de ne pas oublier la mariée en partant.

but be careful not to forget the bride when leaving.

Le coucher du soleil, c’est aussi le moment où toutes les familles du coin viennent pique-niquer à la fraîche. Du coup on a été obligé de s’éloigner un peu pour s’installer pour la nuit. le patron d’un café nous a sauvé la mise en nous ouvrant gentiment la barrière de son champ (N 41.1261278, E 37.6836083 ).

Sunset is also the time when all the families of the neighbourhood gather for a picnic. As a consequence, we had to move a little for the night. A nice cafe owner nearby kindly opened up his field for us ((N 41.1261278, E 37.6836083 ).

Quand à Jason, on le retrouvera sans doute dans quelques jours en Géorgie.

As for Jason, we sure will find him again in Georgia in a few days.


3 Commentaires

Hospitalité turque / Turkish hopitality

Sinop, petite cité balnéaire très agréable sur un promontoire de la Mer Noire, est une vraie ville, avec ses magasins, son port et le long des quais ses grands cafés ombragés, bondés le soir à la fraîche.

Sinop, a very pleasant seaside town on a promontory of the Black Sea, is a real city, with its shops, its harbour and along the quays its large cafés in the shade, crowded in the evening when the temperature coools off.

On y joue pendant des heures au Okey, une sorte de rami national à base de chiffres.

There the locals play Okey for hours, a kind of Rami played with numbers.

On s’y promenait le nez au vent et l’appareil photo en bandoulière quand on a été interpellé en français devant l’ancienne gendarmerie, un bâtiment superbe.

We were strolling around when someone talked to us in French in front of the ancient Gendarmerie.

C’est ainsi qu’on a fait la connaissance de Resmine et de son mari Hassan. Ce couple charmant habite Orléans en hiver et vient passer les beaux jours au pays. L’internationale des retraités en quelque sorte. Resmine était ouvrière en usine à Giens et Hassan a travaillé quarante ans dans le bâtiment en France.

This is how we met Resmine and Hassan. This charming couple lives in Orléans, France in winter and spends the rest of the year in Turkey. The International of retirees in some ways. Resmine used to work in a plant in Giens while Hassan was a mason.

Après un thé partagé sous les tonnelles de Sinop, ils nous ont invités chez eux à 30 kms de là, dans leur grande maison dans les collines, construite par Hassan.

They invited us to their large house in the hills, of course built by Hassan, 30 kms from Sinop.

Ils y passent huit mois de l’année, avec leur potager, leur vache, leurs poules et leur énorme chien, entourés de noyers, muriers, cerisiers. Aujourd’hui, la vie est facile mais ce n’a pas toujours été le cas. Arrivés en France en 1975, ils rentraient chaque été avec leur Citroën C35 (quatre jours et trois nuits ) sur des routes qui n’avaient rien à voir avec les autoroutes actuelles. Hassan avait aménagé l’arrière pour faire dormir toute la famille (7 enfants !). Le plan immigré dans toute sa splendeur.

They spend there eight months per year, with their vegetable garden, their cow, chickens and huge dog, surrounded by cherry, mulberry and walnut trees. Life is easy, but it has not always been the case. Installed in France in 1975, they would come back home every summer in their Citroen C35 (four days and three nights) on roads that were not the motorways of today. Hassan had arranged the back of the van to make everyone sleep (seven children !).

Le soir, nous voici installés devant le journal télévisé où passent en boucle les images des arrestations des journalistes de Cumhurryet accompagnées de commentaires -qu’on ne comprendra pas- sur Fetullah Gülen (le diable incarné pour Erdogan, et visiblement  aussi pour nos hôtes). Hassan et Resmine admirent beaucoup Erdogan, portent à son crédit le miracle économique turc et ne s’alarment pas du procès des journalistes. Difficile d’échanger à ce sujet.

In the evening, we sat in front the news on TV, watching the images of the arrest of the Cumhurryet journalists, with video inserts of Fetullah Gülen (the devil for Erdogan, and obviuously also for our hosts). Resmine and Hassan admire Erdogan. For them he is responsible of the economic boost of Turkey and they do not seem to care about the trial of the journalists. Hard to talk about that.

Nos nouveaux amis nous ont ensuite invités dans une pisciculture qui fait aussi restaurant près de chez eux pour un repas de truites au fromage et aux champignons, cuites au four. Un régal et une soirée magnifique et bien sûr, pas question de payer ! Au matin, après un petit déjeuner copieux on est repartis avec une motte de beurre du lait de leur vache !

Our new friends took us to a fish farm in the countryside which is also a restaurant. We had a great meal of trouts, cooked in the oven with cheese and mushrooms. Delicious. And of course, we could not pay ! In the morning, we left after  a large breakfast and with a pound of home made butter.

Dix kilomètres plus loin, on s’arrête à un carrefour pour positionner le GPS. Le paysan du coin vient nous inviter chez lui. A nouveau des sourires et une proposition de deuxième petit déjeuner. On s’en sort avec un thé et une botte de poivrons !

Ten kms later, as we stopped to set up the GPS, a farmer came up to invite us to his nearby house, with a proposition of a second breakfast. With smiles and gestures we managed to get away with tea and a bunch of green peppers.

Notre objectif pour la soirée était le village de pêcheurs de Yaliköy, dans la presqu’ile de Persembe.

Our objective  for the evening was the fishing village of Yaliköy.

On avait lu sur internet que ce petit village avait de bons petits restaurants de fruits de mer. L’endroit est très agréable : un  petit port, une plage, quelques cafés et un restaurant qui était décoré de fleurs pour un mariage. On est approchés… pour un thé par un monsieur qui se révèle un retraité (encore un) de la police, et on se retrouve chez lui pour une troisième invitation, autour d’une assiette de prunes cueillies sur l’arbre.

It is a nice place with a harbour, a beach and a few cafes. The restaurant was all decorated with flowers for a marriage. There we got invited again at a retired policeman’s house. We were offered one more tea and prunes from the tree.

Après une série de photos, on réussit à les quitter sans les vexer, mais notre policier nous invite au bal donné le soir dans le restaurant à l’occasion du mariage d’un policier. Le bal de la police en quelque sorte !

After a few photos, we managed to leave without offending them. But our policeman invited us to stay at night for the wedding of a colleague, with the perspective of dancing all night !  We kindly refused with a smile.

On prétexte je ne sais plus quoi pour partir, sous un Güle Güle (au revoir) de notre troisième hôte de la journée, et en route pour « l’église de Jason » !

We eventually left, accompanied by a Güle güle (bye bye) from our third host of the day, en route for the « Jason’s church » further up the road.