Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)


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Du côté de chez Svan / In Svan country

La région de Svanétie est complètement enclavée dans les hautes montagnes du Caucase. Pour la rejoindre, il n’y a qu’une seule route qui longe l’Abkhazie et se faufile entre des sommets de plus de 3 000 mètres pendant 100 kms.

Svanetia is locked up in the high mountains of the Caucasus. To reach this region, there is only one road, along the border with Abkhazia, which makes its way between 3000 m high summits, for 100 kms.

Les Svans sont un petit peuple qui possède sa langue et ses propres traditions. Personne n’a jamais pu les conquérir, ni les Turcs, ni les Perses, ni les Russes.

The Svans are a little people with their own language and traditions. No one has ever been able to conquer them, neither the Turks, nor the Persians, nor the Russians. 

La petite capitale de Svanétie, Mestia (2 000 âmes) est tout au bout du goudron. C’est un centre de trekking peuplé l’été de dizaines de backpackers en chaussures de marche.

Savnetia’s little capital city, Mestia (2 000 souls) is at the end of the asphalt. It is a trekking center peopled in the summer by dozens of backpackers in hiking boots.

Mais le village, comme tous ceux alentours, est remarquable par les dizaines de tours qui s’élèvent au dessus des maisons.

But the village, as all others around, is remarkable by the tens of towers raising above the houses.

Les tours servaient de greniers et aussi de défense en cas d’attaques.

The towers were used as granaries, as well as for defense in case of attacks.

Leur héroïne est la reine Tamar, couronnée « roi » de Géorgie en 1178. Sa statue équestre surveille la place centrale de Mestia. Drôle de statue, avec un cheval un peu bedonnant et couvert d’inscriptions et de dessins mystérieux pour nous. On se croirait dans le Seigneur des Anneaux.

Their heroine is Queen Tamar, crowned « king of Georgia » in 1178. Her equestrian statue watches Mestia’s central square. Funny statue, with a horse a little paunchy and covered with inscriptions and drawings mysterious for us. It looks like a creature out of the Lord of the Rings.

Nous sommes arrivés par hasard le dernier samedi de juillet, jour du Festival annuel de Svanétie. On avait l’impression que tous les Svans de la région étaient présents pour assister aux spectacles.

We arrived by chance on the last Saturday of July, the annual festival in Svaneti. It was as if all the Svans in the area were present to attend the shows.

Et du spectacle il y en a eu : choeurs d’hommes à capella, danses acrobatiques de jeunes hommes bottés et de jeunes femmes habillées en « princesses ».

choirs of men a capella, acrobatic dances of booted young men and young women dressed in « princesses »

Superbes chorégraphies qui faisaient penser un peu aux choeurs de l’Armée rouge (mais ne le répétez pas!).

Beautiful choreographies that made you think a little of the choruses of the Red Army (but do not repeat it!).

Une superbe surprise pour notre arrivée !

A great surprise for our arrival !

 


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En route pour le Grand Caucase

La région de Svanétie est tout en haut de la  Géorgie sous les hautes montagnes du Caucase, qui font la frontière avec la Russie.

Svanetia is all the way up under the high mountains of Caucasus, which make the border with Russia.

Après notre début chaotique à Batoumi, nous sommes allés y chercher le frais et l’air pur de la montagne.

After our chaotic beginnings in Batumi, we went there to find cool and pure air in the mountains.

Ici les nains de jardin sont plutôt animaliers. On a hésité à en ramener un pour Isa et Boulette, mais ils sont un peu encombrants.

They have nice garden dwarves in Georgia !

La route est correcte. Il faut seulement bien veiller à éviter les vaches  immobiles au milieu du macadam et faire attention aux Géorgiens qui conduisent à la libanaise.

The roads are ok. One must only watch for the static cows in the middle of the asphalt and be aware of the Georgians who drive like Libaneses.

On a croisé de drôles de cimetières, où les sépultures sont protégées par des sortes de cabanes en métal rouillé…

We crossed strange cemeteries, where the tombs are protected by rusted metal shacks…

… et là aussi des vaches ruminent sur la route.

… and watched over by the inevitable ruminating cows on the road.

Au passage un monument soviétique (on a enlevé l’étoile rouge mais on la devine encore) : sans doute un monument aux morts.

Here a soviet monument (they took away the red star, but one can guess it still on the pilar). Monument to dead heroes ?

Les cent derniers kms sont magnifiques. On monte, on monte vers les sommets.

The last hundred kms are gorgeous. We climb and climb to the summits.

Le mont Ushba (ici dans les nuages) monte à 4700 m. Plus loin, côte russe l’Elbrouz culmine à 5642 m.

Mount Ushba (here in the clouds) goes up to 4700 m. Further north, on the Russian side, the Elbrouz cuminates at 5642 m.

Après sept heures de route dont trois dans les virages caucasiens, voici enfin Mestia et ses tours mystérieuses.

After seven hours of driving – of which three in the curves of the Caucasus-, here comes at last Mestia and its mysterious towers.

Il y fait bon, le moral est de retour !

Cool weather, and high spirits are back !

 

 


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Liquéfiés et embourbés à Batoumi / liquefied and bogged down in Batumi

On a quitté Yomra et notre ami Temel, au matin, avec un pot de confiture maison et des noisettes, pour rejoindre la frontière géorgienne. On y est arrivés sur le coup de midi, par 45 ° au soleil, pour découvrir une queue d’un km de voitures, et pas d’ombre ! Après avoir rôti un quart d’heure, on a fait demi-tour et on est allés se planquer sous des arbres dans les collines turques. Le climat est subtropical par ici (on y fait pousser du thé) , ce qui veut dire une moiteur difficilement supportable.

We left our friend Temel in the morning, with a jar of homemade jam and some hazelnuts, to reach the Georgian border. We arrived there at twelve noon, with 45 ° in the sun, to discover a one km queue of cars, and no shade ! After roasting for a quarter of an hour, we turned back and went to hide under trees in the Turkish hills. The climate is subtropical (one grows tea there), which means a dampness difficult to bear.

On a finalement passé la frontière en soirée et rejoint Batoumi vers 19h.

We eventually got through in the evening and reached Batumi at 7 pm.

Batoumi est la station balnéaire chic de Géorgie. Il y fait aussi chaud et humide qu’à Trabzon. Park4night signalait un parking possible au jardin botanique au nord de la ville. Malheureusement, nos outils GPS sont devenus fous (la chaleur ?) et nous ont baladés pendant deux heures dans le noir par des routes pourries dans la montagne avant de daigner nous amener à bon port. C’est un peu flippant de se perdre dans la nuit dans un pays qu’on ne connait pas, avec un alphabet indéchiffrable !

Batumi is the chic resort of Georgia. It is as hot and humid as in Trabzon. Park4night reported a possible parking at the botanical garden north of the city. Unfortunately, our GPS tools got crazy (heat?) And we drove for two hours in the dark by bad roads in the mountains before the GPS accepted to take us to our destination. It’s a little stressful to get lost in the night in a country you do not know, with an indecipherable alphabet!

Et toujours plus de 30° dans le camion . On était liquéfiés, ruisselants !

And still more than 30° in the van. We were liquefied.

Après une nuit calme  et moite sur le parking du jardin botanique, Daniel a négocié avec les gardiens de pouvoir se garer sous les grands arbres, à l’entrée, sur une pelouse qui sert de camping pour les tentes. Bonne idée, sauf qu’il a choisi l’endroit le plus marécageux du coin et nous voilà embourbés !

After a quiet and damp night in the botanical garden parking lot, Daniel negotiated to be allowed to park under the tall trees at the entrance, on a lawn that serves as camping for tents. Good idea, except that he chose the most marshy place  and we got bogged down!

Malgré la mobilisation des jardiniers, impossible de décoller sans un bulldozer ! La honte.

Despite the mobilization of the gardeners, impossible to take off without a JCB ! Shame on us.

On est sortis tout penauds de cette galère mais on a quand même visité le splendide parc botanique. Il couvre 110 Ha en bord de mer et est extraordinaire par la diversité des essences d’arbres, qui représentent l’ensemble des zones botaniques de la planète.

We were not very proud of us after that but we nevertheless visited the splendid botanical garden. It covers 110 hectares by the sea and is extraordinary by the diversity of tree species, which represent all the botanical areas of the planet.

Avec tout cela, il était déjà midi -et 35°- et nous sommes descendus en ville pour trouver une assurance pour la voiture (Aldagi), une carte sim pour le téléphone, faire des courses, acheter des chapeaux de soleil (on a oublié les nôtres quelque part) et du vin géorgien chez le caviste recommandé par Temel.

With all this, it was already noon – and 35 ° – and we went down to the city to find an insurance for the car (Aldagi), a sim card for the phone, go shopping, buying sun hats (we forgot ours some Part) and Georgian wine at the wine shop recommended by Temel.

Après ces tâches de routine, direction un camping (un des rares de Géorgie) tout en haut dans la forêt à 30 kms de Batoumi, près du parc national.  La vidéo de présentation du camping « la belle verte » était tentante.

After these chores, we tried to reach a camping (rare thing in Georgia) up in the forest near the national park. The video of « La belle verte » campsite was quite tempting.

Là encore, on fait chou blanc, après avoir zigzagué deux heures sur des pistes et du goudron dégradé, avec des infos GPS erronées.

it ended up as a failure, after two hours on bad asphalt and dirt roads.

On finira  par s’embourber dans un passage en cours de construction et de faire demi-tour. Et de deux !

We ended up blogged down again on road works and had to turn back. Second time !

Du coup, on a arrêté les frais, trouvé une rue calme pour dormir et décidé de quitter Batoumi sans la visiter. C’est sûrement une jolie ville, mais elle nous a porté la poisse. Vivement la montagne de Svanéti dans le haut Caucase, et une température et humidité plus raisonnables !

Enough was enough. We eventually found a quiet street to sleep and decided to leave Batumi without visiting it. It is surely a pretty city, but not for us. Now we are on our way for the region of Svaneti in the upper Caucasus, and a more reasonable temperature and humidity!


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Fin de Turquie / End of Turkey

Après une semaine depuis la frontière bulgare, nous nous rapprochons de la Géorgie. On rencontre quelquefois des panneaux originaux.

Already one week since the Bulgarian border, we are getting closer to Georgia. We sometimes meet original road signs.

Depuis Sinop, la quatre-voies longe la côte en évitant par le bord ou par des tunnels les montagnes qui plongent dans la Mer Noire. Quelques tronçons sont encore en travaux mais le réseau routier turc est impeccable : Pratiquement que des autoroutes et quatre-voies depuis la Bulgarie jusqu’ici.

From Sinop, the dual carriageway runs along the coast, avoiding the mountains that plunge into the Black Sea, by sticking to the sea shore or through tunnels. Some stretches are still under construction but the Turkish road network is impeccable : Practically only motorways and four-lanes  for us since Bulgaria.

Nicolas Bouvier est passé par là en 1953, en route pour l’Iran, mais à l’époque, pas de goudron et pas de tunnels :

« La piste [du col d’Ordu] étroite et grasse grimpait tout droit à travers à travers un maquis de noisetiers et de sorbiers. Quand la pente devenait trop forte, le conducteur tirait les gaz à main, sautait et aidait la voiture de l’épaule tout en conduisant par la fenêtre. Quand le moteur calait tout de même, il fallait aussitôt plonger sur le frein à main, ou placer une pierre sous les roues arrière pour éviter que la voiture lourdement chargée ne brise un pignon de vitesse en reculant. Il n’y avait alors plus qu’à siffler et appeler jusqu’à ce qu’un ou deux paysans arrivent la houe sur l’épaule. Lorsqu’ils comprenaient qu’il s’agissait de pousser, ils s’illuminaient tout de suite. »

Nicolas Bouvier crossed this region on his way to Iran in 1953, but it was not the same trip, with dirt roads and mountain passes !

De plus, notre monture avale allègrement les kms, sans rechigner.

And more, our motorhome swallows all those kms without any begrudging.

Les villes de Samsun et Trabzon ne sont plus du tout de gros villages comme les a vus Bouvier et son compagnon, mais de grandes cités industrielles dont les immeubles escaladent les collines.

Samsun and Trabzon are no more the market towns Bouvier and his mate crossed, but big industrial cities with high buildings escalading the hills.

Nous avons passé la nuit chez Temel, rencontré via Couchsurfing,  un peu après Trabzon, dans sa maison haut dans la montagne. Soirée très agréable avec ce producteur de noisettes (la Turquie en produit 80% de la production mondiale), qui est revenu au village près avoir été caviste en Suisse, puis guide touristique en Cappadoce. Grand voyageur, son projet est de rejoindre la Thaïlande par la route en moto ! Il ne porte pas Erdogan dans son coeur et le muezzin de la mosquée toute proche l’agace particulièrement. Mais on n’en saura pas plus. On est discret en Turquie ces jours-ci.

We spent the night at Temel’s, a couchsurfing friend, a little after Trabzon, in his house high in the mountains. A very pleasant evening with this producer of hazelnuts (Turkey produces 80% of the world production), who returned to his village after having worked in a winery in Switzerland, then as a tourist guide in Cappadocia. Great traveler, his project is to go to Thailand on a bike ! He does not carry Erdogan in his heart and the muezzin of the nearby mosque particularly irritates him. But we will not know more. People are discreet in Turkey these days.

Il nous reste 200 kms à faire avant la frontière géorgienne et il commence à faire très, très chaud. On a vraiment envie que ce long  voyage d’approche se termine !

We still have 200 kms to go before the border and it gets really very hot. We are  looking forward for what should be the real start of our trip !

 


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Bains de mariés / newly-weds baths

La presqu’ile  de Persembe entre Samsun et Trabzon est un havre de paix et de tranquillité. On y a bifurqué depuis la quatre-voies à Fatsa. La petite route grimpe sur les falaises boisées et redescend vers des petits ports de pêche et des plages cachées dans des criques.

The Persembe peninsula between Samsun and Trabzon is a haven of peace and tranquility. The small road climbs up over the wooded cliffs and down to small fishing villages and hidden beaches.

A la recherche d’un coin pour la nuit, nous avons suivi l’indication « Jason’s church » par curiosité. Sur un cap se trouve en effet une église désaffectée (Géorgienne ? Arménienne ?) bizarrement baptisée « Eglise de Jason ».

Looking for a place to sleep, we followed the « Jason’s church » sign. On a cape stands a desused church (Georgian ? Armenian ?) strangely called after the greek hero.

C’est de là que serait parti Jason avec son bateau Argo et son équipage (les Argonautes) pour conquérir en Colchide (l’actuelle Géorgie) la toison d’or. Une plaque raconte son épopée à l’entrée du site.

That is supposed to be the place from where Jason with his ship Argo (and his crew the Argonauts) left for Colchide (the actual Georgia) to conquer the Golden Fleece.

Depuis la pointe (un petit côté cap d’Erquy), la mer est magnifique. Les photographes l’ont bien compris puisqu’ils amènent les futurs mariés de la région pour des clichés romantiques. Ainsi se sont succédés six couples au moment du coucher du soleil. La diversité des tenues féminines turques semble bien se refléter jusque dans les robes de ces jeunes femmes.

From the cape, the view is magnificent. That is where the local photographers bring the newly-weds for romantic pictures. That evening, six couples were there at the same time for the sunset. The diversity of Turkish feminine outfits seems to be reflected even in the dresses of these young women.

 

 

Le top du top, c’est bien sûr la photo les pieds dans l’eau.

The best is of course to take the picture in the water.

à condition de ne pas oublier la mariée en partant.

but be careful not to forget the bride when leaving.

Le coucher du soleil, c’est aussi le moment où toutes les familles du coin viennent pique-niquer à la fraîche. Du coup on a été obligé de s’éloigner un peu pour s’installer pour la nuit. le patron d’un café nous a sauvé la mise en nous ouvrant gentiment la barrière de son champ (N 41.1261278, E 37.6836083 ).

Sunset is also the time when all the families of the neighbourhood gather for a picnic. As a consequence, we had to move a little for the night. A nice cafe owner nearby kindly opened up his field for us ((N 41.1261278, E 37.6836083 ).

Quand à Jason, on le retrouvera sans doute dans quelques jours en Géorgie.

As for Jason, we sure will find him again in Georgia in a few days.


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Hospitalité turque / Turkish hopitality

Sinop, petite cité balnéaire très agréable sur un promontoire de la Mer Noire, est une vraie ville, avec ses magasins, son port et le long des quais ses grands cafés ombragés, bondés le soir à la fraîche.

Sinop, a very pleasant seaside town on a promontory of the Black Sea, is a real city, with its shops, its harbour and along the quays its large cafés in the shade, crowded in the evening when the temperature coools off.

On y joue pendant des heures au Okey, une sorte de rami national à base de chiffres.

There the locals play Okey for hours, a kind of Rami played with numbers.

On s’y promenait le nez au vent et l’appareil photo en bandoulière quand on a été interpellé en français devant l’ancienne gendarmerie, un bâtiment superbe.

We were strolling around when someone talked to us in French in front of the ancient Gendarmerie.

C’est ainsi qu’on a fait la connaissance de Resmine et de son mari Hassan. Ce couple charmant habite Orléans en hiver et vient passer les beaux jours au pays. L’internationale des retraités en quelque sorte. Resmine était ouvrière en usine à Giens et Hassan a travaillé quarante ans dans le bâtiment en France.

This is how we met Resmine and Hassan. This charming couple lives in Orléans, France in winter and spends the rest of the year in Turkey. The International of retirees in some ways. Resmine used to work in a plant in Giens while Hassan was a mason.

Après un thé partagé sous les tonnelles de Sinop, ils nous ont invités chez eux à 30 kms de là, dans leur grande maison dans les collines, construite par Hassan.

They invited us to their large house in the hills, of course built by Hassan, 30 kms from Sinop.

Ils y passent huit mois de l’année, avec leur potager, leur vache, leurs poules et leur énorme chien, entourés de noyers, muriers, cerisiers. Aujourd’hui, la vie est facile mais ce n’a pas toujours été le cas. Arrivés en France en 1975, ils rentraient chaque été avec leur Citroën C35 (quatre jours et trois nuits ) sur des routes qui n’avaient rien à voir avec les autoroutes actuelles. Hassan avait aménagé l’arrière pour faire dormir toute la famille (7 enfants !). Le plan immigré dans toute sa splendeur.

They spend there eight months per year, with their vegetable garden, their cow, chickens and huge dog, surrounded by cherry, mulberry and walnut trees. Life is easy, but it has not always been the case. Installed in France in 1975, they would come back home every summer in their Citroen C35 (four days and three nights) on roads that were not the motorways of today. Hassan had arranged the back of the van to make everyone sleep (seven children !).

Le soir, nous voici installés devant le journal télévisé où passent en boucle les images des arrestations des journalistes de Cumhurryet accompagnées de commentaires -qu’on ne comprendra pas- sur Fetullah Gülen (le diable incarné pour Erdogan, et visiblement  aussi pour nos hôtes). Hassan et Resmine admirent beaucoup Erdogan, portent à son crédit le miracle économique turc et ne s’alarment pas du procès des journalistes. Difficile d’échanger à ce sujet.

In the evening, we sat in front the news on TV, watching the images of the arrest of the Cumhurryet journalists, with video inserts of Fetullah Gülen (the devil for Erdogan, and obviuously also for our hosts). Resmine and Hassan admire Erdogan. For them he is responsible of the economic boost of Turkey and they do not seem to care about the trial of the journalists. Hard to talk about that.

Nos nouveaux amis nous ont ensuite invités dans une pisciculture qui fait aussi restaurant près de chez eux pour un repas de truites au fromage et aux champignons, cuites au four. Un régal et une soirée magnifique et bien sûr, pas question de payer ! Au matin, après un petit déjeuner copieux on est repartis avec une motte de beurre du lait de leur vache !

Our new friends took us to a fish farm in the countryside which is also a restaurant. We had a great meal of trouts, cooked in the oven with cheese and mushrooms. Delicious. And of course, we could not pay ! In the morning, we left after  a large breakfast and with a pound of home made butter.

Dix kilomètres plus loin, on s’arrête à un carrefour pour positionner le GPS. Le paysan du coin vient nous inviter chez lui. A nouveau des sourires et une proposition de deuxième petit déjeuner. On s’en sort avec un thé et une botte de poivrons !

Ten kms later, as we stopped to set up the GPS, a farmer came up to invite us to his nearby house, with a proposition of a second breakfast. With smiles and gestures we managed to get away with tea and a bunch of green peppers.

Notre objectif pour la soirée était le village de pêcheurs de Yaliköy, dans la presqu’ile de Persembe.

Our objective  for the evening was the fishing village of Yaliköy.

On avait lu sur internet que ce petit village avait de bons petits restaurants de fruits de mer. L’endroit est très agréable : un  petit port, une plage, quelques cafés et un restaurant qui était décoré de fleurs pour un mariage. On est approchés… pour un thé par un monsieur qui se révèle un retraité (encore un) de la police, et on se retrouve chez lui pour une troisième invitation, autour d’une assiette de prunes cueillies sur l’arbre.

It is a nice place with a harbour, a beach and a few cafes. The restaurant was all decorated with flowers for a marriage. There we got invited again at a retired policeman’s house. We were offered one more tea and prunes from the tree.

Après une série de photos, on réussit à les quitter sans les vexer, mais notre policier nous invite au bal donné le soir dans le restaurant à l’occasion du mariage d’un policier. Le bal de la police en quelque sorte !

After a few photos, we managed to leave without offending them. But our policeman invited us to stay at night for the wedding of a colleague, with the perspective of dancing all night !  We kindly refused with a smile.

On prétexte je ne sais plus quoi pour partir, sous un Güle Güle (au revoir) de notre troisième hôte de la journée, et en route pour « l’église de Jason » !

We eventually left, accompanied by a Güle güle (bye bye) from our third host of the day, en route for the « Jason’s church » further up the road.

 


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De retour chez les Ottomans / Back to the Ottomans’ time

Que ce pays est grand ! La frontière bulgare est à 700km et il nous reste encore près de 1000 pour atteindre la Géorgie. Aujourd’hui nous avons zigzagué le long de la côte ou plutôt navigué dans les routes sinueuses des collines boisées de la Mer Noire. Un petit arrêt à la station balnéaire de Agva, plage, transats et parasols et en route pour Safranbolu.

How wide this country is ! The Bulgarian border is 700km away and we still have nearly 1000 more to reach Georgia. Today we have zigzagged along the coast or rather drove through the winding roads of the forested hills of the Black Sea. A small stop at the seaside resort of Agva, with beach, deckchairs and umbrellas and we were on our way to Safranbolu.

Il était temps qu’on se trouve un endroit à visiter : rouler pour rouler depuis Limoges commençait à être lassant.

It was time we found a place to visit. Driving everyday was becoming rather boring.

Heureusement Safranbolu ne nous a pas déçus.

Luckily, we were not deceived by Safranbolou.

Nous sommes installés sur une aire de camping cars très agréable au dessus de la vieille ville, dépendant de l’hôtel Kadyoglü en contrebas (N41°14’56,04 E41’38,04, 10€) . L’hôtel est une vieille maison ottomane comme on en a tant croisées à Sarajevo, à Gjirokaster en Albanie,  à Melnik en Bulgarie ou à Ohrid en Macédoine. On retrouve l’empire Ottoman qu’on avait parcouru l’an dernier. Après avoir été dominée par les Gasgas, les Paphlagons, les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Seljoukides, elle est devenue ottomane en 1392. Mais qui diable sont ces Gasgas et ces Paphlagons ?

We are staying on a very pleasant aire above the old town (N41 ° 14’56,04 E41’38,04, 10 €) depending of the Kadyoglü hotel. It is an old Ottoman house like those we found in Sarajevo, Gjirokaster in Albania, Melnik in Bulgaria or Ohrid in Macedonia last year.  After being dominated by the Gasgas (?), The Paphlagons (?), The Greeks, the Romans, the Byzantines, the Seljoukids, Safranbolu became Ottoman in 1392. But who the hell are those Gasgas and Paphlagons ?

Au hasard de notre balade dans la petite ville, on découvre une ruelle, une mosquée, une placette couverte de vigne. C’est charmant.

Des fruits sèchent au soleil. Grosses cerises ? Petits abricots ? Prunes ? Tomates locales ?

Fruit are drying in the sun. What are they ? Big cherries, apricots, prunes or tomatoes ?

Ici, comme partout en Turquie, des drapeaux flottent au vent. Ils sont souvent immenses. les Turcs ont-ils peur qu’on oublie qu’on est chez eux ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec la situation politique du pays  après le référendum d’Erdogan ? Ou simplement aiment-ils les drapeaux ?

As everywhere else in Turkey, flags are flying high. They are huge. Are the Turks afraid that we’d forget we are in their country ? Has it something to do with the political situation of the country after Erdogan’s referendum ? Or do they just like flags ?

Nous avons fini notre tour de Safranbolu par une étape dans un très beau caravansérail transformé en café.

We ended up sitting in a beautiful caravanserail transformed as a cafe.

Eh oui, nous sommes déjà sur la route de la soie ! Safranbolou a dû sa prospérité à sa situation au carrefour de deux routes commerciales vers la lointaine Chine. Son unité architecturale lui a valu d’être labellisée UNESCO depuis 1994. La prochaine ville UNESCO sur notre route sera Chiatura en Géorgie.

Yes, we are now on the Silk road. Safranbolu’s properity was due to its location as a crossroad towards far away China. The next UNESCO city on our route will be Chiatura in Georgia.

Et ici comme partout dans le monde, les photos de mariage restent incontournables…

And here as everywhere in the world, wedding pictures are a must…