Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)


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Au Kosovo / In Kosovo

Prétendre connaître un pays en quatre jours est un non sens. On peut juste sentir un peu une atmosphère, essayer d’attraper un peu de l’air du temps. C’est ce qu’on a tenté au Kosovo, comme ailleurs. Voici donc nos impressions de ce petit pays entre plaines et montagnes.

To claim to know a country in four days is nonsense . We can just  feel the atmosphere. This is what we tried in Kosovo, as elsewhere in this trip . Here are our impressions of this small country of plains and mountains .

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90% de la population se revendique albanaise, et pas seulement albanophone. Les Albanais sont musulmans ou catholiques. Mais il y a aussi une minorité serbe de 9% mais qui a toutes les raisons historiques d’exister.

90 % of the population claim to be Albanian, and not only Albanian-speaking.  Albanians are Muslims or Catholics. But there is also a Serbian minority of 9% who have all the historical reasons to exist.

Après avoir failli disparaître, les albanais ont gagné la guerre, grâce au soutien de l’OTAN. Ils le font savoir de manière ostentatoire : boulevards de l’UCK dans les villes et villages, statues de combattants et monuments aux morts, milliers de drapeaux albanais qui flottent au vent sur les carrefours, ou les maisons et même sur les ballons de foot ! On en trouve plus que de drapeaux bleus et jaunes du Kosovo.

After nearly disappearing,  the Albanians finally won the war, thanks to support from NATO . They let it know ostentatiously : UCK boulevards in cities and villages ,  statues of warriors and memorials, thousands of albanian flags on the roundabouts, or houses and even on  footballs ! There are more albanian flags that the blue and yellow ones of Kosovo.

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Mais les guerres ne sont jamais propres, et après les massacres anti albanais des troupes serbes, la réaction des résistants de l’UCK a été elle aussi terrible. On parle de trafic d’organes pris sur les prisonniers serbes ! 15 ans se sont passés et les haines sont sûrement toujours là, sous le manteau de la gentillesse albanaise.

But wars are never clean, and after the anti Albanian massacres of Serbian troops , the reaction of the resistants of UCK was also terrible . We heard of trafficking of organs taken from the Serb prisoners ! 15 years have passed and hatred  is certainly still there, under the mantle of the Albanian kindness.

On avait été frappés en Albanie par l’accueil des gens. On avait l’impression qu’ils étaient contents que des touristes visitent leur pays, et ils étaient tellement serviables et gentils. Même sentiment au Kosovo. On est garés dans un quartier un peu glauque de Prishtina et on a l’air un peu hésitant à laisser le camping car ? Un papy vient nous rassurer. On cherche un vigneron dont on n’a pas l’adresse ? Un gardien de parking nous embarque dans sa voiture pour nous y conduire. On a besoin de quelque chose pour la voiture ? Un jeune fait faire le tour de la ville à Daniel là aussi avec sa voiture. On dort dans la campagne parmi les vignes ? Deux policiers viennent au matin vérifier que tout va bien (sans nous demander ni papiers ni quoi que ce soit, juste savoir si nous n’étions pas en panne).

We had been surprised in Albania by the friendliness of the people . It seemed that they were pleased that tourists would visit their country, and they were so helpful and kind. Same feeling in Kosovo. We park in a somewhat murky area of Prishtina and were a little hesitatingabout leaving the camper ? A grandpa is reassuring. We look for a wine cellar without the address? A parking attendant takes us into his car to take us there . We need something for the motorhome ? A young guy takes Daniel around town in his car. We sleep in the countryside among the vineyards ? Two officers come in the morning to check that everything is fine ( without asking for papers or anything, just wanting to know if we were OK).

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On a un peu perdu ce sens du service dans nos pays « développés ».

Alors, le paradis ? Peut-être pour les touristes naïfs que nous sommes, mais sûrement pas pour les Serbes : on a eu l’occasion de s’en rendre (un peu) compte.

A 20 km au sud de Prishtina, la ville de Gracanica est construite autour d’un superbe monastère orthodoxe. Il est effectivement très beau, avec ses murs de briquettes et ses fresques qui couvrent tout l’intérieur.

We have lost that sense of service in our « developed » countries .

So this is paradise? Perhaps for naive tourists like us, but surely not for Serbs : we had the opportunity to realize it.

20 km south of Prishtina, the town of Gracanica is built around a beautiful orthodox monastery. It is actually very beautiful, with its walls of briquettes and frescoes that cover the entire interior .

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Mais en entrant en ville, surprise, les drapeaux de la Serbie flottent aux carrefours mais pas un seul drapeau kosovar. Et on a vraiment eu l’impression de ne pas être les bienvenus : les visages sont fermés et le gens nous renseignent à peine. Dans un magasin, l’épicier nous sert apparemment à contre cœur et en soupirant. Ici on est en Serbie et on paye en dinars serbes. Les étrangers ne sont pas les bienvenus.. C’est sans doute aussi comme cela dans les communes serbes du nord ouest autour de Mitrovica, près de la frontière. On est chez les vaincus et cela se sent. On n’a pas eu trop envie d’y rester.

But when entering the town,  surprise : the flags of Serbia fly at intersections but not a single Kosovar flag. And we felt we were not very welcome : the faces are closed and people turn away from us. In a grocery store, the shopkeeper serves us without a word and sighs. Here this is  Serbia and goods are paid with Serbian dinars. Foreigners are not welcome .. It’s probably the same in the Serbian area  around Mitrovica, in the northwest, near the border . We did not feel to keen to stay there after visiting the monastery.

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Deux jours plus tard, dans la campagne, nous rencontrons un papy qui semble avoir envie de bavarder, mais dès que nous disons que nous venons de Serbie, il laisse éclater sa haine des Serbes qui ont tué ses trois fils, allant jusqu’à les comparer à Hitler !

Two days later , in the countryside , we met an old man who came to talk , but when we said that we have just left Serbia, he showed his hatred of the Serbs who killed his three sons , as far as comparing them to  Hitler!

On a ensuite rejoint, par l’autoroute qui continue vers l’Albanie, Prizren, la grande ville du sud. Depuis sa forteresse, on la découvre, étalée le long de sa rivière. On y a retrouvé les vieilles maisons ottomanes, la nonchalance des gens, les grands cafés en terrasse, la tradition de la promenade du soir en mangeant des glaces ou croquant des pistaches et des cacahuètes.

By the highway which continues to Albania, we then reached Prizren, the large city of the South. Since its fortress, we discovered it, spread out along the river. We found again the old Ottoman houses , the nonchalance of people,  the large terrace cafés, the tradition of the evening stroll while eating ice cream or crunching pistachios and peanuts.

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Après une journée et une nuit sur la route des vins et un long moment chez un vigneron de Rahovec à déguster du Riesling et du Pinot noir locaux, un arrêt à Dakovica, son bazar et ses boutiques en bois qui s’alignent dans les ruelles pavées. On se croirait en Turquie.

After a day and a night on the wine route and a long time at a wine cellar in Rahovec to taste local Riesling and Pinot Noir, we stopped in Djakovica , with its bazaar and wooden shops that line the cobbled streets : we felt being back in Turkey.


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L’objectif de cette dernière journée au Kosovo était le monastère de Decani, dont l’église date de 1340 et est classée au patrimoine mondial par l’UNESCO. Après ce qu’on avait vu à Gracanica, on s’attendait à un village serbe. Pas du tout, bien au contraire, les drapeaux rouges albanais sont partout. Le monastère est niché dans le haut d’une vallée à quelques kms de la ville.

The aim of our last day in Kosovo was the Decani monastery, whose church dates back to 1340 and is a UNESCO World Heritage Site. From what we had seen in Gracanica , we expected a Serbian village. But  on the contrary, the Albanian Red flags are everywhere in the streets of Decani. The monastery is nestled at the top of a valley a few miles from the city.

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On y accède après avoir passé deux checkpoints de la KFOR sur une petite route de montagne et pour y entrer, il faut laisser ses passeports aux soldats autrichiens qui notent consciencieusement vos noms, les heures d’arrivée, de départ, l’immatriculation du camping car et en font même une photo. Et on sera suivi à l’intérieur par un gardien, talkie walkie à la main. Et bien sûr pas de photos, même de l’église à l’extérieur ! On ne rigole pas avec la sécurité.

It is reached after two KFOR checkpoints on a small mountain road and to enter , we must leave your passport to Austrian soldiers who proactively record your name , hours of arrival, departure ,  car registrationnd they even took a picture if it ! And we have been followed inside by a guard, walkie talkie in hand. And of course no pictures, even of the church outside! One does not joke with security.

D’après le guide édité en 2009 par les moines, ceux-ci ne sortent de leur murs surmontés de barbelés qu’avec la protection des militaires de la Kfor, qui ont d’ailleurs leurs quartiers à l’intérieur des bâtiments du monastère. Ambiance !

According to the book published in 2009 by the monks, they only go out of their walls (topped with barbed wire) under KFOR military protection. The soldiers  have their quarters inside the monastery buildings. Atmosphere !

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Avec l’église de Gracanica et celle de Saint-Sauveur-in-Chora à Istanbul, c’est la plus belle des églises orthodoxes que nous ayons visitées jusqu’à maintenant. Pas étonnant car le Kosovo était le cœur de l’Eglise orthodoxe serbe dont le patriarcat se trouvait jusqu’au XIXème siècle à Pec, distant de 10 km. Outre les fresques somptueuses, il y a ici, ce qui est très rare, de magnifiques sculptures. Quelques photos reprises de leur site web en témoignent.

With  Gracanica monastery and the Saint Savior in Chora Church in Istanbul, this is the most beautiful Orthodox church we have visited so far. No wonder because Kosovo is the heart of the Serbian Orthodox Church whose patriarchate was until the nineteenth century in Pec,  10 kms away from Decani. Besides the sumptuous frescoes, there is here, which is very rare , magnificent sculptures, as some pictures taken from their website testify.

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Pour finir quand même sur une note plus gaie, en partant, sur la petite route, entre les deux checkpoints de la Kfor, on a croisé une séance de photographies de publicité dont on vous offre l’exclusivité !

To end up on a more cheerful  note, on the small road between the two KFOR checkpoints, we crossed a session of photography shooting which we offer your as an exclusive gift !

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A la sortie de Pec, un peu secoués quand même par la visite de Decani, et tristes de quitter ce pays attachant, on est repassé au Monténégro, direction les montagnes du parc national du Dormitor. Et en bonus une photo de notre nouveau chez nous dans les gorges de la Tara.

A little bit shaken  by our visit of Decani, but sad to leave this captivating country, we crossed the border to Montenegro, going to the mountains of Dormitor National Park. This is a bonuspicture of our new home in the Tara canyon there.

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Prishtina !

C’est avec plein d’ images toutes faites et pleins de clichés que nous avons abordé le Kosovo. Première surprise, à la frontière, une douane serbe, puis kosovare, comme partout ailleurs, alors que le pays n’est pas reconnu par la Serbie ! Et pas de présence « internationale », militaire ou autre. Seule différence, notre carte verte n’est pas valable et il a fallu prendre une assurance locale (15€ pour 15 jours). La capitale, Prishtina est à 20km, et la route est excellente. Une impression de relative prospérité des campagnes -comparée à l’Albanie ou la Bulgarie- se confirmera tout le long.

We entered Kosovo with a lot of ready made images and clichés. Our first surprise was that at the border, we went through serbian customs and police as everywhere else when you leave a country, though Serbia does not recognize Kosovo. No international military presence. The only difference with all the borders we passed so far, we needed a local insurance (15€ for 15 days). Prishtina is 20 km away and the road is excellent. The countryside and the villages we passed by seem relatively wealthy, compared with Albania or Bulgaria.

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Prishtina compte 90 000 habitants et le centre-ville ressemble à celui d’une ville de province d’un pays du sud  : une grande rue piétonne (le Boulevard Mère Thérésa) bordée de magasins (Zara, Mango, l’Occitane, Benetton,…), de grands cafés en terrasse, de banques rutilantes, d’hôtels.

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Elle est encadrée à l’entrée des statues d’Ibrahim Rugova à gauche et Skanderbeg à droite.

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Plus loin une statue d’un combattant de l’UCK. Pas grand chose de spectaculaire : une ville « normale ». Nous sommes en Europe. Aucune trace visible de la guerre, qui s’est terminée il y a 15 ans. Tout est reconstruit mais les choses ne sont peut-être pas aussi simples. Les avenues autour sont bruyantes, grouillantes de voitures (pour beaucoup assez anciennes et polluantes), de bus, de gens. Le drapeau kosovar bleu et jaune est concurrencé par les dizaines de drapeaux albanais rouges avec l’aigle à deux têtes, mais pas de drapeau serbe à l’horizon.

Prishtina has 90 000 inhabitants and the center looks like any provincial town in the south of Europe : a large pedestrianized boulevard (called Mother Theresa of course) with fancy shops (Zara, Mango, l’Occitane, Benetton,…) and big cafes, banks and hotels. On the left, a statue of Ibrahim Rugova, and on the right, Skanderbeg, the albanian hero on his horse. Nothing spectacular : a « normal » town. We are in Europe. No visible signs of the war, which stopped 15 years ago. Everything has been rebuilt, even if it might not be as simple as that. The avenues are noisy, full of cars, buses (obviously they don’t have MOT here) and people. The kosovar flag flies alongside dozens of red albanian ones, but no serbian flag around.

uckDerrière ces grands axes, une multitude de petites rues étroites. C’est l’occasion de nos premières rencontres et de nos premières frayeurs pour trouver un parking pour le camping car. On est vite coincés entre un mur et des voitures garées sur les trottoirs.

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Et là, on retrouve la gentillesse des albanais ! Tout le quartier se mobilise : on téléphone aux propriétaires de deux voitures pour qu’ils les déplacent, on nous guide au millimètre près pour réussir à passer ! On tournera pendant une heure dans ce dédale avant de trouver une place.

On finira pas se garer sur des rails de chemin de fer désaffectés, pas loin du centre. La aussi, c’est avec l’aide des gens du coin qu’on réussira à se glisser entre deux voitures. Du coup on est devenu l’attraction du jour.

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Behind those thoroughfares, many narrow streets. It is the occasion of our first frights when we tried to find a place to park. Very soon, we found the motorhome stuck between a wall and cars parked on the curbs. And we found again the kindness we experienced in Albania ! Everyone around was mobilised to help us. Soneone phoned the owners of the cars blocking us, another guy guided us millimeter after millimeter ! We circled around this maze for an hour and finally ended up parking on old railway tracks ! There again, people helped us squeeze between two cars. The result was that we became the event of the day in the area !

On ne croise que des sourires et des gestes de gentillesse. Un papy nous précise qu’il habite la maison d’à coté et qu’on peut partir tranquille découvrir la ville et rester coucher là en toute sécurité. On va déjeuner dans le restaurant ouvrier devant le camping car : le patron interpelle la salle pour trouver quelqu’un qui parle anglais, on mange comme des rois pour 5 € chacun, et le thé est offert avec un sourire. Le patron, curieux, demande à visiter le camping car et s’extasie.

We only met smiles and welcoming gestures. An old man living in front of our parking place, told us that he would look after the motorhome and that we could sleep there without any problem. We went for lunch to the nearby kebap restaurant : the owner went around his customers to find one that would speak some english and in the end we had a royal meal for 5 € each, and the tea was on the house.

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Puis on s’est baladés en ville. La Bibliothèque nationale et universitaire est un bâtiment étonnant avec ses coupoles blanches et son habillage de métal. L’architecte croate a copié sur la résille de la Bfm Aurence ! Sur la façade flottent les drapeaux kosovar, albanais, américain et de l’OTAN ! A l’intérieur, dans le hall, un centre de documentation sur les USA, et une grande photo de Clinton entouré de Walesa et Vaclav Havel. Visiblement les kosovars albanais sont bien conscients d’avoir été sauvés des eaux par le camp occidental. Et l’aigle à deux têtes albanais est partout.

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In the afternoon, we strolled through the city center. The national and university library is a striking munument, with its white coupolas and « fishnet » . It looks like they have copied our Aurence Library in Limoges ! In front of the building, the kosovar, albanian, american, european and NATO flags fiercely fly! Inside, in the big hall, a US documentation center and a big photo of Clinton, Walesa and Havel. Obviously, the albanian kosovars have not forgotten that the  West  saved them from Milosevic’s agression. And the albanian  eagle is everywhere.

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Visite de la toute nouvelle cathédrale catholique baptisée évidemment… Mère Thérésa. L’église est sans intérêt sinon pour les vitraux qui datent de 2015 . C’est bien la première fois qu’on y voit des scènes aussi contemporaines : Thérésa et Jean-Paul II, et Benoit XVI passant la main à François !

A quick visit to the catholic cathedral called after Mother Theresa, of course. No interest in the building except for the brand new vitraux. They show Mother Theresa with John Paul II, and Benedict XVI handing over the Church to Francis !

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Ce qui est aussi frappant, c’est la jeunesse de la population : le Kosovo est le pays le plus jeune d’Europe, avec une moyenne d’âge de 28 ans !

What is striking is the youth of the population : Kosovo is the youngest country in Europe with an average age of 28 !

Le soir, en rentrant « à la maison », le grand père qui nous avait dit qu’il gardait un œil sur le camion rapplique fièrement avec son petit fils dans les bras, on donne au gamin une petite tout Eiffel, du coup un quart d’heure après, il revient seul et nous invite à boire un café. Cela s’est soldé par un nouveau tour du centre-ville et une discussion en anglais de cuisine : Aguim est adorable, comme tous les gens qu’on a rencontré aujourd’hui. Avec quelques mots d’anglais et pas mal de mimiques, on a parlé un peu du pays. Il nous a dit que les relations avec la Serbie semblent se calmer (vu ce qu’on a vu et lu le lendemain, ce n’est pas évident), de ses enfants à Brooklyn et de son métier : fabricant de rideaux de fer : un comble pour un citoyen d’un ancien pays communiste, non ?

In the evening, after coming back « home », the old man was waiting for us and took us again for a tour of the city, ending with a coffee in one of the cafés on the boulevard. In a very broken English he talked a bit about his country. According to him, the relationship with Serbia and the Serbs is getting better ( not so obvious if we think of what we’ve seen the next day). He showed us pictures of his children living in Brooklyn and told us his job was selling iron curtains : strange occupation for a citizen of a former communist state !


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Coup de mou !

Petit billet d’humeur perso (Chon)

Depuis notre retour de Paris, le 16 mai, j’ai du mal à retrouver l’énergie de la découverte, les sens en alerte face à la nouveauté, la différence, bref…l’envie de continuer le voyage !

Il faut dire que depuis que nous avons enfin réparé le frigo à Thessalonique le parcours pour être à Sofia le 10 mai a été assez dense : 5 jours à Istanbul où nous n’avons guère flâné puis retour en Bulgarie, Plovdiv, Koprivchtitsa, Troyan, Véloko-Tarnovo et Sofia, ça fait beaucoup.

Mais je crois aussi que le séjour parisien, riche en émotions mais bien loin des préoccupations précédentes suivi d’une nuit blanche dans un hall d’aéroport m’ont un peu déstabilisée.

Comment repartir d’un bon pied ? Même le magnifique massif de grès rouge de Belogradcik avait du mal à me réveiller !

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Quand aux rencontres par l’intermédiaire du couchsurfing, elles sont rendues difficiles par le tout petit nombre d’inscrits et, pour les vieux retraités que nous sommes, leur age (souvent autour de 25 ans)

C’était sans compter avec ces merveilleuses petites surprises qui font le sel d’un voyage.

A la sortie de Belogradcik nous arrivons dans le quartier Rom de la ville, c’est à dire une sorte de grand bidonville à la rue totalement défoncée et qui se termine par la décharge de la ville avec trois ou quatre cochons qui fouinent au milieu ainsi que quelques roms qui chargent dans des carrioles tirés par des chevaux, des trucs trouvés là. La misère totale ! A l’entrée du quartier, nous avions demandé notre chemin à un vieux rom installé dans sa camionnette, nous nous étions compris par gestes mais tout cela n’était pas très clair alors il nous a suivi pendant 5 km pour être sûr que nous ne rations pas l’embranchement où nous devions tourner, nous a fait un grand sourire et a fait tranquillement demi tour vers son quartier !

Un peu plus tard, il y a eu la traversée de cette grotte immense accompagnés d’un petit chat dont nous vous avons parlé dans un autre billet.

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Et aujourd’hui, complètement perdus dans la campagne serbe, nous allons sonner à la porte d’une ferme pour demander le chemin de Pristina au Kosovo et comme nous ne nous comprenions pas, ils nous ont invité à entrer, nous ont offert de l’eau et du miel, ont joint par « Skype » une soeur émigrée à Sevran (93) et par ordinateur interposé, le beau-frère nous a indiqué le chemin !

Et c’est reparti….Elle est pas belle, la vie ?


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Trois jours en Serbie / Three days in Serbia

Au début de notre voyage, fin mars, il faisait trop froid pour parcourir les montagnes de Bosnie, du Monténégro et du Kosovo. On y retourne maintenant en espérant que toutes les neiges auront fondu. Pour cela, depuis la Bulgarie, c’est l’occasion de commencer à découvrir la Serbie.

At the beginning of our trip in late March , it was too cold to go through the mountains of Bosnia , Montenegro and Kosovo. Now we go back there and hope that all the snow has melted. To do that, we seized the opportunity to begin to discover Serbia.

Le paysage est celui de moyenne montagne, avec des villages assez coquets. Le niveau de vie paraît supérieur à celui de la Bulgarie ou de l’Albanie.

The landscape is that of mountains, with rather quaint villages . The standard of living seems higher than in Bulgaria or Albania .

La première ville rencontrée nous a offert un spectacle un peu étrange : sur la place de Zajecar, des centaines de jeunes en tee shirts rouges et blancs dansaient le quadrille entourés par une petite foule qui applaudissait. On n’a pas réussi à savoir à quelle occasion !

The first town we encountered offered usa slightly strange sight : On Zalecar central square , hundreds of young people in red and white t-shirts danced the quadrille surrounded by a small crowd applauding . we failed to know what occasion !

Nichée dans une vallée profonde la petite ville de Soko Banja est une station thermale réputée. Deux grands parcs en plein centre la rendent très agréable . On était samedi et on avait l’impression que toutes les familles étaient de sortie, ainsi que des dizaines de groupes d’enfants en promenade scolaire.

Nestled in a deep valley the small town of sokobanja is a spa resort. Two large parks in the center make it very enjoyable. It was Saturday and it seemed that all the families were out , as well as dozens of groups of children in school outing .

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Soko Banja est aussi la ville où Ivo Andric aimait se rendre, à l’hôtel Moravica, un grand bâtiment un peu décati qui surplombe la rivière. Son buste orne la pelouse devant l’entrée.

Sokobanja is also the city where Ivo Andric liked to go to the hotel Moravica, a large and somewhat decrepit building overlooking the river . His bust adorns the lawn outside the entrance.

Nous avions rendez-vous avec une couch surfeuse à Nis, la grande ville du sud, carrefour routier sur l’autoroute nord sud de l’ex-Yougoslavie. A gauche, la route de la Bulgarie et de la Turquie, tout droit, c’est Skopje, la Macédoine, puis la Grèce, et à droite Pristina et le Kosovo.

We had an appointment with a couch surfer in Nis , the big city  of southren Serbia. It is a crossroad on the north-south highway in the former Yugoslavia. On the left, the road to Bulgaria and Turkey , straight on you go to Skopje , Macedonia , and Greece, andif you turn right, you are on your way to Pristina and Kosovo.

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Dominant la ville, la forteresse érigée par les Turcs au XVIIIème pour se protéger des avancées austro-hongroises est en fait un domaine de 22 ha enserré de fortifications. Il n’est reste pas grand chose à l’intérieur sinon une belle petite mosquée et à l’entrée du fort, une porte monumentale, la porte d’Istanbul.

Overlooking the city, the fortress built by the Turks in the eighteenth to protect the Austro-Hungarian advances is actually an area of 22 hectares enclosed fortifications. There is not much left inside, except for a beautiful small mosque and for the main entrance to the fort, a monumental door, called Istanbul gate.

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En 1809, une armée serbe qui essayait de libérer la ville des Ottomans a subi à Nis une sévère défaite. Les Turcs ont érigé un tour pour fêter l’événement en insérant des centaines de têtes coupées tout autour ! Cette tour aux crânes est aujourd’hui protégée dans un bâtiment qui ressemble à une chapelle. Il y a encore suffisamment de crânes sur le reste de la tour pour imaginer ce que ce devait être. Pas joyeux !

In 1809, a Serbian army that was trying to free the city from the Ottomans suffered a severe defeat in Nis. The Turks erected a tower to celebrate the event,  inserting hundreds of severed heads all around  the walls ! The skull tower is now protected in a building that looks like a chapel. There are still enough skulls on the rest of the tower to imagine what it would be. Hard times !

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Pour la première fois depuis que nous « couch surfons », on nous a posé un lapin ! On devait rencontrer une habitante de Nis, prof de français. Cela aurait été l’occasion d’évoquer la Serbie d’aujourd’hui, après les bouleversements de la fin de la Yougoslavie… Personne ! Nous étions très déçus.

For the first time since we « couch surf, » we faced a no show ! We had to meet a resident of Nis , who teaches French. This would have been an opportunity to discuss today’s Serbia, after the upheavals of the end of Yugoslavia … Nobody ! We were very disappointed.

Cela ne nous a pas empêché de passer une bonne nuit au calme près d’un grand parc (toutes les villes de Serbie sont elles aussi vertes ?) et de prendre la route de Pristina, avec un détour prévu au « Village du diable », ensemble de cheminées de fées cité dans le Petit Futé comme un site exceptionnel.

That does not stop us from getting a good night sleep near a large park (all Serbian cities are also green ? ) and take the road to Prishtina, with a detourto see « Devil’s Town  » a group of fairy chimneys quoted in the Petit Futé as an exceptional site.

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C’est vrai que c’est un lieu étonnant, mais peut-être sommes nous un peu émoussés (cf le billet de Chon) mais cela ne nous a pas semblé si extraordinaire. Ce n’est pas la première fois que le guide s’enflamme pour des lieux intéressants mais sans plus : les parcs de Soko Banja étaient censés être « magiques » !

Cette nuit, nous avons dormi dans la campagne, avec au programme l’entrée au Kosovo. A bientôt !

It is true that this is an strange place, but maybe we are a bit dull (see Chon’s post) but it did not seem so extraordinary to us. This is not the first time the guide talks of wonder places : Soko Banja parks were supposed to be « magic » !

That night, we slept in the countryside, with  Kosovo on today’s program. See you soon !

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Siphon, grès et grotte / Siphon , sandstone and cave

Notre dernier jour en Bulgarie a été très varié. La matinée a été consacrée à un atelier plomberie pour déboucher l’évier du camping car. Nous savons maintenant comment dire « siphon »  en Bulgare, même si cela sera sans doute difficile à replacer un jour dans une conversation.

Our last day in Bulgaria was very varied . The morning was devoted to a plumbing workshop for unblocking the sink of the camper. We now know how to say  » siphon  » in Bulgarian, although this may be difficult to place one day in a conversation

Belogradchik est une petite ville au confins de la Bulgarie, de la Serbie et de la Roumanie. A l’ouest, la chaine de Stara Planina sert de frontière avec la Serbie, et au nord commence la plaine du Danube et la Roumanie. Entre les deux, un massif de grès rouge sculpté par l’érosion et un paysage étonnant.

Belogradchik is a small town on the borders of Bulgaria, Serbia and Romania . To the west The Stara Planina range forms the border with Serbia, and in the north begin the Danube plain and Romania. In between,  red sandstone hills, carved by erosion have created an amazing scenery .

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Après un pique nique dans ce décor, il nous restait une cinquantaine de kms avant la frontière, par une petite route. Sur la carte, un symbole indiquait au milieu de nulle part une grotte. Aucun guide n’en parlait. Par curiosité, on a fait le détour par une route bien fatiguée.

After a picnic in this setting , we still had about fifty kms before the border, on a small road . On the map , a symbol indicated a cave in the middle of nowhere. No guide ever mentionned it . Out of curiosity, we made the detour through a very bad road.

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Et là, surprise : une immense grotte, longue de 2 km ! Des salles de 30m de haut et autant de large se succèdent le long du chemin aménagé et vaguement éclairé. Nous étions bien évidemment seuls, à part un petit chat blanc qui nous a suivi en ronronnant sur tout le parcours.

And there, surprise : a huge cave , 2 km long ! 30m high halls and as wide, one after the other, along a path . Of course, we were the only visitors, except for a small white cat that followed us, purring all the way .

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Nous avons fini la journée près d’un petit monastère caché dans les contreforts de la Stara planina, près de la frontière au milieu des rosiers sauvages, seuls au monde, à part comme voisine une bonne sœur toute en noir, réplique féminine de pope – sans la barbe quand même – Un oiseau insomniaque, tout en trilles et roucoulades (un rossignol ?) nous a accompagné jusque tard dans la nuit.

We ended the day near a little monastery hidden in the foothills of the Stara Planina, near the border, in the middle wild roses, alone in the world apart from a nun, all in black, female replica of a pope – except for the beard -and  an insomniac bird,  trilling and cooing ( a nightingale ? ) accompanied us late into the night .

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Repos / Time out

Après notre escapade parisienne, nous voici de retour en Bulgarie pour plusieurs jours de repos au vert. Paris est plus fatigant que Sofia !

After our detour by Paris, we are back in Bulgaria for a few days rest. Paris is far more tiring than Sofia !

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Grasse matinée ce matin dans un petit camping (camping hanmadona.com, N43°35’51 E22°46’47, 15€) aux confins de la Roumanie et de la Serbie, à 160km au nord ouest de Sofia. Partis il y a deux jours à 20h de Charles-de-Gaulle, et après une nuit blanche à l’aéroport d’Athènes, on est arrivés hier soir à 18 h !

Sleep in this morning in a small camping site (camping hanmadona.com, N43°35’51 E22°46’47, 15€), near Serbia and Romania, 160 km north west of Sofia. Having left two days ago from Paris Charles-de-Gaulle at 8 pm, we arrived last night at 6 pm !