Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)

Prishtina !

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C’est avec plein d’ images toutes faites et pleins de clichés que nous avons abordé le Kosovo. Première surprise, à la frontière, une douane serbe, puis kosovare, comme partout ailleurs, alors que le pays n’est pas reconnu par la Serbie ! Et pas de présence « internationale », militaire ou autre. Seule différence, notre carte verte n’est pas valable et il a fallu prendre une assurance locale (15€ pour 15 jours). La capitale, Prishtina est à 20km, et la route est excellente. Une impression de relative prospérité des campagnes -comparée à l’Albanie ou la Bulgarie- se confirmera tout le long.

We entered Kosovo with a lot of ready made images and clichés. Our first surprise was that at the border, we went through serbian customs and police as everywhere else when you leave a country, though Serbia does not recognize Kosovo. No international military presence. The only difference with all the borders we passed so far, we needed a local insurance (15€ for 15 days). Prishtina is 20 km away and the road is excellent. The countryside and the villages we passed by seem relatively wealthy, compared with Albania or Bulgaria.

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Prishtina compte 90 000 habitants et le centre-ville ressemble à celui d’une ville de province d’un pays du sud  : une grande rue piétonne (le Boulevard Mère Thérésa) bordée de magasins (Zara, Mango, l’Occitane, Benetton,…), de grands cafés en terrasse, de banques rutilantes, d’hôtels.

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Elle est encadrée à l’entrée des statues d’Ibrahim Rugova à gauche et Skanderbeg à droite.

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Plus loin une statue d’un combattant de l’UCK. Pas grand chose de spectaculaire : une ville « normale ». Nous sommes en Europe. Aucune trace visible de la guerre, qui s’est terminée il y a 15 ans. Tout est reconstruit mais les choses ne sont peut-être pas aussi simples. Les avenues autour sont bruyantes, grouillantes de voitures (pour beaucoup assez anciennes et polluantes), de bus, de gens. Le drapeau kosovar bleu et jaune est concurrencé par les dizaines de drapeaux albanais rouges avec l’aigle à deux têtes, mais pas de drapeau serbe à l’horizon.

Prishtina has 90 000 inhabitants and the center looks like any provincial town in the south of Europe : a large pedestrianized boulevard (called Mother Theresa of course) with fancy shops (Zara, Mango, l’Occitane, Benetton,…) and big cafes, banks and hotels. On the left, a statue of Ibrahim Rugova, and on the right, Skanderbeg, the albanian hero on his horse. Nothing spectacular : a « normal » town. We are in Europe. No visible signs of the war, which stopped 15 years ago. Everything has been rebuilt, even if it might not be as simple as that. The avenues are noisy, full of cars, buses (obviously they don’t have MOT here) and people. The kosovar flag flies alongside dozens of red albanian ones, but no serbian flag around.

uckDerrière ces grands axes, une multitude de petites rues étroites. C’est l’occasion de nos premières rencontres et de nos premières frayeurs pour trouver un parking pour le camping car. On est vite coincés entre un mur et des voitures garées sur les trottoirs.

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Et là, on retrouve la gentillesse des albanais ! Tout le quartier se mobilise : on téléphone aux propriétaires de deux voitures pour qu’ils les déplacent, on nous guide au millimètre près pour réussir à passer ! On tournera pendant une heure dans ce dédale avant de trouver une place.

On finira pas se garer sur des rails de chemin de fer désaffectés, pas loin du centre. La aussi, c’est avec l’aide des gens du coin qu’on réussira à se glisser entre deux voitures. Du coup on est devenu l’attraction du jour.

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Behind those thoroughfares, many narrow streets. It is the occasion of our first frights when we tried to find a place to park. Very soon, we found the motorhome stuck between a wall and cars parked on the curbs. And we found again the kindness we experienced in Albania ! Everyone around was mobilised to help us. Soneone phoned the owners of the cars blocking us, another guy guided us millimeter after millimeter ! We circled around this maze for an hour and finally ended up parking on old railway tracks ! There again, people helped us squeeze between two cars. The result was that we became the event of the day in the area !

On ne croise que des sourires et des gestes de gentillesse. Un papy nous précise qu’il habite la maison d’à coté et qu’on peut partir tranquille découvrir la ville et rester coucher là en toute sécurité. On va déjeuner dans le restaurant ouvrier devant le camping car : le patron interpelle la salle pour trouver quelqu’un qui parle anglais, on mange comme des rois pour 5 € chacun, et le thé est offert avec un sourire. Le patron, curieux, demande à visiter le camping car et s’extasie.

We only met smiles and welcoming gestures. An old man living in front of our parking place, told us that he would look after the motorhome and that we could sleep there without any problem. We went for lunch to the nearby kebap restaurant : the owner went around his customers to find one that would speak some english and in the end we had a royal meal for 5 € each, and the tea was on the house.

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Puis on s’est baladés en ville. La Bibliothèque nationale et universitaire est un bâtiment étonnant avec ses coupoles blanches et son habillage de métal. L’architecte croate a copié sur la résille de la Bfm Aurence ! Sur la façade flottent les drapeaux kosovar, albanais, américain et de l’OTAN ! A l’intérieur, dans le hall, un centre de documentation sur les USA, et une grande photo de Clinton entouré de Walesa et Vaclav Havel. Visiblement les kosovars albanais sont bien conscients d’avoir été sauvés des eaux par le camp occidental. Et l’aigle à deux têtes albanais est partout.

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In the afternoon, we strolled through the city center. The national and university library is a striking munument, with its white coupolas and « fishnet » . It looks like they have copied our Aurence Library in Limoges ! In front of the building, the kosovar, albanian, american, european and NATO flags fiercely fly! Inside, in the big hall, a US documentation center and a big photo of Clinton, Walesa and Havel. Obviously, the albanian kosovars have not forgotten that the  West  saved them from Milosevic’s agression. And the albanian  eagle is everywhere.

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Visite de la toute nouvelle cathédrale catholique baptisée évidemment… Mère Thérésa. L’église est sans intérêt sinon pour les vitraux qui datent de 2015 . C’est bien la première fois qu’on y voit des scènes aussi contemporaines : Thérésa et Jean-Paul II, et Benoit XVI passant la main à François !

A quick visit to the catholic cathedral called after Mother Theresa, of course. No interest in the building except for the brand new vitraux. They show Mother Theresa with John Paul II, and Benedict XVI handing over the Church to Francis !

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Ce qui est aussi frappant, c’est la jeunesse de la population : le Kosovo est le pays le plus jeune d’Europe, avec une moyenne d’âge de 28 ans !

What is striking is the youth of the population : Kosovo is the youngest country in Europe with an average age of 28 !

Le soir, en rentrant « à la maison », le grand père qui nous avait dit qu’il gardait un œil sur le camion rapplique fièrement avec son petit fils dans les bras, on donne au gamin une petite tout Eiffel, du coup un quart d’heure après, il revient seul et nous invite à boire un café. Cela s’est soldé par un nouveau tour du centre-ville et une discussion en anglais de cuisine : Aguim est adorable, comme tous les gens qu’on a rencontré aujourd’hui. Avec quelques mots d’anglais et pas mal de mimiques, on a parlé un peu du pays. Il nous a dit que les relations avec la Serbie semblent se calmer (vu ce qu’on a vu et lu le lendemain, ce n’est pas évident), de ses enfants à Brooklyn et de son métier : fabricant de rideaux de fer : un comble pour un citoyen d’un ancien pays communiste, non ?

In the evening, after coming back « home », the old man was waiting for us and took us again for a tour of the city, ending with a coffee in one of the cafés on the boulevard. In a very broken English he talked a bit about his country. According to him, the relationship with Serbia and the Serbs is getting better ( not so obvious if we think of what we’ve seen the next day). He showed us pictures of his children living in Brooklyn and told us his job was selling iron curtains : strange occupation for a citizen of a former communist state !

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