Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)


Poster un commentaire

Sarajevo vu du tram n°3 / seen from the tram #3

S’il y a une chose qui n’a pas changé à Sarajevo, c’est bien la ligne de tram qui parcourt la ville d’est en ouest, sur une dizaine de kms. La ville est déployée sur une vallée toute en longueur, au bord de la rivière Mijacka, cernée de collines, sauf un passage au sud ouest où se trouve l’aéroport. Les pentes sont bosniaques, les sommets sont serbes.

If there is one thing that has not changed in Sarajevo, it is the tramway line that crosses the city from east to west. The city is ten kms wide,  deployed on a valley all in length, along the Mijacka River , surrounded by hills, except for a southwest passage where the airport is located. The slopes are Bosnian, the summits are Serbian.

DSC_999

Inutile de rappeler l’horreur des 4 ans de siège. Seul cordon ombilical pour les sarajéviens, le pont aérien de l’ONU (jusqu’à 25 rotations d’avions humanitaires par jour) et un tunnel d’un mètre de large sous les pistes de l’aéroport qui permettait de rejoindre la zone tenue par les forces bosniaques, en évitant les snipers.

Needless to recall the horror of the 4 year siege . The only cords for Sarajevans were the UN airlift (up to 25 rotations of humanitarian flights per day) and a one meter wide tunnel under the runways of the airport which allowed to reach the area held by Bosnian forces, while avoiding the snipers.

tunnel

Les trams ont été un peu modernisés, et couverts de publicités mais les plus vieux sont toujours là ! On conseille un voyage sur le tram jaune de la ligne 3 qui date sans doute des années 60 et bringuebale d’un bout à l’autre de la ville, permettant de découvrir de multiples visages de Sarajevo aujourd’hui.

The trams have been modernized a little and covered with advertisements, but the older ones are still there ! We suggest a trip on the yellow trams of  line 3, which probably date back to the ’60s and keep on jolingt from one end to the other of the city. It is the best way to discover many faces of Sarajevo today.

jaune1.JPG

jaune2   jaune0.JPG

jaune3   jaune4.JPG

Sarajevo a d’abord été une capitale ottomane, avec quatre siècles de présence des Turcs. Le vieux quartier de Baščaršija, avec son bazar et ses maisons blanches en témoigne. Drôle de sentiment de visiter un vieux quartier « flambant neuf », entièrement reconstruit. Le tram n°3 en fait le tour.

Sarajevo was first an Ottoman capital, with four centuries of Turkish presence. The old quarter of Baščaršija , with its bazaar and white houses is still a witness of that time. Funny feeling to visit a   » brand new  »  old quarter. The tram No. 3 goes around it.

old1   old2

old3.JPG   old4

old5  old6.JPG

En 1878, c’est l’empire austro-hongrois qui a remplacé les Ottomans. De nouveaux quartiers ont surgi de terre, le long de la rivière, avec de beaux immeubles à l’ouest de la ville originelle.

In 1878, it was the Austro-Hungarian Empire which replaced the Ottomans. New neighborhoods have sprung up along the river, with beautiful buildings west of the original city.

au1.JPG  au2.JPG

au3.JPG  au4.JPG

au5.JPG   au6.JPG

au8.JPG

Pendant quarante ans, jusqu’en 1918, la majorité musulmane a fait le dos rond, la petite minorité catholique a applaudi, et les serbes se sont sentis floués. Ils sont simplement passé du joug turc -donc bosniaque musulman- au joug autrichien. Ces frustrations amèneront à l’attentat contre l’archiduc François-Ferdinand, qui, par effet papillon, a mené à la première guerre mondiale.

For forty years, until 1918, the Muslim majority has lived with it , the small Catholic minority applauded , but the Serbian felt cheated. They had just gonr from the Turkish yoke -id muslim Bosniacs-to  the Austrian rule. These frustrations will lead to the attack against Archduke Francis Ferdinand , which led to the First World War.

FF

Le plus beau bâtiment austro-hongrois est sans conteste l’hôtel de ville, bibliothèque nationale durant l’époque yougoslave. Détruit en 1992, il a été reconstruit à l’identique dans un style néo-mauresque vaguement égyptien. C’est aussi le terminus du tram n°3.

The most beautiful Austro-Hungarian building is undoubtedly the City Hall, used as National Library during the Yugoslav era. Destroyed in 1992, it was rebuilt identically in a neo- Moorish, vaguely Egyptian style . It is also the terminus of the tram No. 3 .

HO1.JPG

HO2.JPG   HO3.JPG

HO4.JPG   HO5.JPG

HO6.JPG

Après un épisode de « royaume des serbes, croates et slovènes » avec un roi serbe, entre les deux guerres mondiales, la Bosnie sera un des états de la Yougoslavie de Tito. Les traces de cette époque sont bien visibles dans les quartiers de l’ouest de la ville, toujours le long des rails.

After an episode as  » Kingdom of Serbs, Croats and Slovenes  » with a Serbian king , between the two world wars , Bosnia will be one of the states of Tito’s Yugoslavia . Traces of this era are visible in neighborhoods west of the city, always along the tracks .

TI1.JPG   TI2.JPG

TI4   TI3

Les souvenirs de la guerre sont encore visibles, entre des immeubles ultra modernes. Des impacts de balles sur les murs, des carcasses de bâtiments et de grands cimetières musulmans sur les hauteurs. Les dates sur les stèles sont parlantes : de 1992 à 1996, 10 000 personnes sont mortes sous les bombardements. Le musée historique est sur ce point passionnant, avec une évocation poignante du siège de la ville.

Memories of the war are still visible between ultra modern buildings. Bullet impacts on the walls , carcasses of buildings and large Muslim cemeteries in the hills . The dates on the stelae are striking: from 1992 to 1996, 10,000 people died under the shellings . The Historical Museum displays  a poignant evocation of the siege of the city, not to miss .

G1  G2

G3.JPG  G4

G5  G6

Sarajevo était la capitale culturelle de la Yougoslavie, et l’est peut-être redevenue. En témoignent les nombreuses affiches de théâtre, de festivals. Au hasard de nos balades, nous avons croisé un festival pour enfants et une scène de hip hop et de slam, et la préparation d’un concert à l’hôtel de ville.

C’est aussi une ville moderne où les immeubles chics poussent comme des champignons.

Sarajevo was the cultural capital of Yugoslavia, and may be have gained again this title . This is evidenced by the numerous  posters for plays or festivals. Through our random walks, we passed by a « kids festival » and an open air  stage of hip hop and slam performances, and a concert being rehearsed in the town hall .

It is also a modern city with chic buildings mushrooming everywhere .

M1  M2.JPG

M3.JPG

Sarajevo est aujourd’hui une ville très touristique, inscrite sur les parcours des agences, avec le circuit Dubrovnik (Croatie) – Kotor (Monténégro) – Mostar et Sarajevo (Bosnie). Très riche en monuments religieux reconstruits (basilique catholique et cathédrale orthodoxe, ancienne synagogue, mosquées historiques), elle est redevenue une ville vivante, plaisante, aux multiples facettes. Mais les haines ont-elles disparu ? Seuls les habitués du tram n°3 pourraient le dire.

Sarajevo today is a tourist town , inscribed on the programmes of the agencies,  on a classic tour : is Dubrovnik (Croatia) – Kotor (Montenegro) – Mostar and Sarajevo (Bosnia) . The city is rich in reconstructed religious monuments (Catholic basilica and Orthodox Cathedral , former synagogue , historic mosques ). It has  become again a lively, pleasant , multifaceted city . But has hatred between communities gone? Only the people on tram No. 3 could tell.

fin.JPG


2 Commentaires

Sarajevo city hall 1993-2016

Dans la nuit du 25 au 26 août 1992, à partir des montagnes dominant Sarajevo, les artilleurs serbes avaient incendié le bâtiment de la bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo, construit en 1896 en style pseudo-mauresque. Les flammes  détruisirent les deux tiers des deux millions d’ouvrages, dont de nombreux livres rares. Photo d’un concert en 1993.

On the night of August 25 to 26, 1992, from the mountains above Sarajevo , Serb gunners set fire to the building of the National and University Library of Sarajevo, built in 1896 in pseudo- Moorish style. The flames destroyed two-thirds of the two million documents, including many rare books. Photo of a concert in 1993.

1993.jpg

Samedi soir, dans le bâtiment réhabilité depuis deux ans, avait lieu un concert de l’orchestre symphonique de Sarajevo. Le bâtiment a repris sa fonction première d’hôtel de ville. (Photo prise dans l’après-midi).

Last saturday night, in the renovated building, took place a concert of the Sarajevo Symphony Orchestra. The building has taken again its first function of city hall. (Photo taken in the afternoon).

2016


Poster un commentaire

Tara et Drina

Après quatre jours de bivouacs au Kosovo, nous avons passé huit jours de camping entre Monténégro et Bosnie. Tout d’abord au camping Eco Oaza à Dobrinovina (N43.0178 E 19.40936, 13€) chez une famille adorable, au dessus de la Tara, puis au camping Ivan Do à Zabljak (N 43.918137 E19.586418, 10 €)  au pied des sommets du Durmitor et enfin au camping Drina (N43.52948 E18.78254, 16,50 €) à Foca en Bosnie.

After four days of wild camping in Kosovo, we spent eight days in campsites between Montenegro and Bosnia. First at camping Eco Oaza to Dobrinovina ( N43.0178 E 19.40936 , € 13) with a lovely family, above the river Tara, then at Autocamp Ivan Do in Zabljak (N 43.918137 E19.586418 , € 10) at the foot of the Durmitor peaks, and finally at Autocamp Drina ( N43.52948 E18.78254 , € 16.50 ) in Foca in Bosnia.

oaza

La rivière Tara coule au fond du plus profond canyon d’Europe, dans les montagnes  du  Monténégro. C’est le paradis du rafting, mais très dangereux en cette saison avec la fonte des neiges. Pour nous cela  a été plutôt balades et lectures au soleil. Lectures qui, ceci dit en passant, nous ont permis d’avoir une vision un peu moins  idyllique du Kosovo, et notamment de Hashim Thaçi, leader de l’UCK, criminel de guerre, premier ministre de 2008 à 2014  et président du pays depuis avril 2016.

The river Tara flows at the bottom of the deepest canyon in Europe, in the mountains of Montenegro. It’s paradise for rafting, but very dangerous in this season. For us it was rather hikes and reading in the sun. By the way, trrough new reeadings, we were able to get a  little less idyllic vision Kosovo, and particularly of Hashim Thaci , leader of the KLA war criminal, Prime Minister from 2008 to 2014 and President of the country since April 2016

tara0

tara2.JPG  tara3

tara1   tara4

Le parc national du Durmitor occupe le coin nord ouest du pays, à la frontière de la Bosnie et de la Serbie. On y monte en suivant le canyon de la Tara. Se réveiller avec ses sommets devant le pare brise est un bonheur, avant un tour du lac noir, ainsi appelé à cause du reflet des sapins dans ses eaux.

Durmitor National Park occupies the northwest corner of the country, on the border of Bosnia and Serbia . We got here by following the canyon.. Waking up with its peaks before the windshield is a joy, before going for a hike around the Black Lake , so called because of the reflection of the pines in its waters.

durmitor1

durrmitor2

Pour rejoindre la Bosnie, on est passé par une petite route de montagne à travers des paysages d’alpages désertiques à perte de vue, avant d’entamer une descente vertigineuse à travers des dizaines de tunnels vers un lac de barrage qui canalise la Tara avant qu’elle ne se jette dans la Drina en Bosnie. Un bon moment d’adrénaline (pour Daniel) et d’euphorie (pour Chon), et sous la pluie ! Un parcours fantastique; que nous recommandons fortement !

To join Bosnia, we went through a small mountain road through landscapes of desert pastures, before beginning a steep descent through dozens of tunnels into a reservoir filled  by the Tara before flowing into the Drina in Bosnia. A good moment of adrenaline (for Daniel) and euphoria (for Chon ), under the rain ! A fantastic route which we highly recommend !

col1   col2

col3

col4

Après la frontière bosnienne, La Drina prend le relais de la Tara. C’est une rivière énorme, puissante, en cette saison, vert émeraude, en route vers Visegrad, et le fameux pont du roman d’Ivo Andric. Hier soir nous l’avons découverte dans la brume, au camping Drina, avant quatre excellentes truites au feu de bois, préparées par le patron du camping -randonneur lui-même et excellent photographe- accompagnées d’un petit vin blanc local, avant le slivovich maison.

After the Bosnian border, the river Drina takes over. This is a huge, powerful river in this season, emerald green, en route to Visegrad and the famous bridge of  Ivo Andric’s novel. Last night we discovered it in the mist, at Camping Drina, before four excellent trouts grilled on a wood fire, prepared by the owner of the campsite -hiker himself and great photographer- ,accompanied by a local white wine before the homemade slivovich.

drina9

drina1.JPG

drina2.JPG  drina3

drina4.JPG

Ce matin, nous sommes donc en Republica Srpska, l’entité serbe de Bosnie, au bord de cette rivière majestueuse. Le temps est à nouveau au beau.

So, this morning, we are in Republica Srpska, the serbian entity in Bosnia, along this awesome river. The sun is shining again.

drina10.JPG

Demain, cap sur Sarajevo !

Tomorrow, Sarajevo !


Poster un commentaire

Mostar (Мостар)

vue d'ensemble

Serbes contre Croates et Bosniaques (musulmans), puis Croates contre Bosniaques. Les photos de Mostar en 1995 nous rappellent Beyrouth en 1990 ou Alep aujourd’hui. Apparemment, ce sont surtout les quartiers musulmans des deux côtés de la rivière qui ont été pris au piège. Mais les choses sont sûrement plus compliquées (cf wikipedia) et les plaies sans doute pas encore pansées. D’ailleurs, en visitant la mosquée Karadozbeg (du 16ème siècle comme le pont) nous avons été accompagnés par un gardien qui nous a expliqué la reconstruction du monument. Au début, il affirmait que tout allait bien maintenant, mais dès qu’il a appris que nous avions vécu au Liban il a eu un air pensif et nous a dit « c’est pas facile, la paix ».

Serbs vs Croats and muslim Bosniaks, then Croats vs Bosniaks. Pictures of Mostar in 1995 remind us of 1990 Beyrouth and today’s Aleppo. It seems that it is the muslim part of the town which suffered most. But things must be more complicated, (cf wikipedia) and the scars are not healed yet. When we visited the Karadozbeg mosque, the warden started by saying that « everything was OK now », but when we told him we have lived in Lebanon he said, thoughtfully, «  Peace is not an easy thing ».

croix

Une photo en dit plus qu’un long discours : les collines sont Croates et catholiques, le centre historique est bosniaque et musulman …

A picture says it all : the hills are Croats, the historical center is Bosniak.

Aujourd’hui la vieille ville a été réhabilitée, les trous d’obus bouchés dans les murs, les toits reconstruits. Restent encore quelques stigmates de la folie des hommes dans la ville, mais le centre de Mostar est redevenu un joyau de l’architecture ottomane.

Today, the old city is rehabilitated, no more holes in the walls from the shellings and the roofs have been rebuilt. Still some damages from the madness of men are visible in the town, but the center is a jewel of Ottoman architecture as before the war.

DSC_0032.JPG lauzes

Rues pavées de galets, maisons de pierre coiffées d’énormes lauzes encadrent le fameux pont du 16ème siècle reconstruit à l’identique après sa destruction par l’artillerie croate en 1995.

Shingle paved streets, stone houses, heavy roofs of the same stone gather around the famous 16th century bridge, rebuilt after its destruction by the Croats’ artillery in 1995.

Une superbe reconstruction et le drôle de sentiment d’arpenter une ville médiévale… toute neuve. Le tourisme y est florissant et il fait bon se balader le matin, avant que n’arrivent les cars de japonais et d’allemands montés de Dubrovnik. Hier nous étions dimanche et c’était aussi une foule de familles locales qui profitaient du soleil pour flâner dans les petites rues des deux côtés de la rivière. Les restaurants en surplomb de l’eau étaient pleins et les boutiques de souvenirs (déclinaison du thème du vieux pont sous toutes ses formes, statuettes, magnets, cendriers, écharpes, assiettes, casquettes, cartes postales, tapis de souris… et artisanat indien) fonctionnaient à plein.

A superb recontruction and the weird feeling to stroll in a brand new… medieval town. Tourism is blooming and morning is the right time to walk around, before the buses of Japanese and Germans arrive from Dubrovnik. Yesterday was sunday and a crowd of local families was enjoying the sun in the little streets on both sides of the river. Restaurants were full and the souvenir shops were in full swing (everything one can imagine on the theme of the old bridge : statues, magnets, scarves, plates, caps, spoons,… and indian craftwork).

Bref, le charme opère et Mostar restera un beau moment de notre voyage. Déjeuner en terrasse avec le pont en fond d’écran est un vrai bonheur !

dos

Nevertheless, the charm works and Mostar will stay as a great moment of pleasure in this trip. Having lunch on a balcony overlooking the river and the old bridge was a real time of happiness !

chon sur le pont DSC_0038.JPG

descente DSC_0041

Nous avons quitté Mostar dans l’après-midi et roulé vers l’est à travers les montagnes de la « Republika Srpska », l’entité serbe de Bosnie, reconnaissable aux drapeaux serbes à l’entrée des rares villages. Paysages tristes de buissons et de rocailles. Nous sommes aujourd’hui au Monténégro.

We left Mostar in the afternoon and drove east through the  mountains of the « Republika Srpska », well identified by the Serbian flags at the entrance of the rare villages on the way. Sad landscapes of bushes and rocks. Today we are in Montenegro.

 

 

 

 

 

 


Poster un commentaire

De Nice à Mostar (Bosnie)/ From Nice to Mostar

(English version below)

Nous voilà enfin arrivés au début du périple que nous nous sommes promis !!! Nous voici ce soir dans un village à 10 km de Mostar, en Bosnie Herzégovine. Mais il nous a fallu trois jours de route pour y arriver. Un premier jour de 700 km sur les autoroutes italiennes au trafic intense, sous la pluie, la neige fondue et les rafales de vent, pour arriver enfin près de Trieste. On a dormi au calme sur le parking d’un terrain de foot. De Trieste on a fait le choix de descendre la côte dalmate par la route côtière. Magnifique ! Montagnes qui tombent directement dans la mer d’un bleu étincelant mais à peu près 2000 virages.

santé

Premier piquenique sur la plage, à Selce, station balnéaire encore déserte à cette saison, en face de l’île de Krk.

On est arrivés crevés à Starigrad Paklenica près de Zadar où on a récupéré une journée dans un petit camping familial (Marko, N44.28851 E 15.45261, 24€ pour 2 nuits). La côte croate est superbe, mais on a l’impression que chaque maison propose des « apartmans » ou des « zimmer » à louer. Cela doit être infernal en été. En  cette saison, c’est un peu le contraire, il est difficile de trouver un camping ouvert.

Ce matin, visite de Zadar : très jolie petite ville ancienne, vivante et pleine de charme !

zadar

Eglise romane Saint Donat construite sur un plan circulaire au Xème siècle, dans la vieille ville de Zadar. Malheureusement fermée, car trop tôt dans la saison. Tout Zadar se promenait ce samedi, profitant du soleil.

Cet après midi : autoroute vers le sud ou plutôt petit détour par Mostar en Bosnie, sur la route du Montenegro.

La montée vers Mostar se fait le long d’une très belle rivière, à travers les vignes. Les gens sont dans les champs, dans les jardins : c’est le printemps.  Nous nous arrêtons quelques km avant Mostar dans un petit village (camping Wimbledon à Blagaj, N43° 15,78′ E017° 52,67′, 15€). Comme à Starigrad, nous sommes seuls dans le camping. Une petite balade et on tombe sur un cimetière musulman : 400 villageois morts entre 1992 et 1995…

tombes.JPG

ça fait un choc mais nous rend encore plus impatients de découvrir demain matin Mostar et son fameux pont (reconstruit à l’identique et classé au patrimoine de l’UNESCO).

—————————————————————-

We finally made it ! After 3 days of driving, we are in a village, 10 km south of Mostar, Bosnia. One first day through northern Italy, with rain, melted snow and gusty winds on the crowded motorways,was a bit hard. We made it to Trieste. From there we chose to go down the coastal road of Croatia. We ended up quite exhausted, 2000 curves later, in a small family campground in Starigrad, north of Zadar, where we rested a whole day .

The Croatian coast is magnificent, but it seems that every single house offers « apartman » or « Zimmer » to rent. It must be crowded in summer. In this season, it’s all the contrary : it is difficult to find a campground open.

This morning, we visited Zadar : a very nice old city, lively and full of charm, and back on the motorway on our way to Montenegro, with a little detour via Mostar in Bosnia

To go up to Mostar, we followed a beautiful river, through vineyards. People are working in the fields and the gardens. Spring is here. We stopped a few km before Mostar in a small village. As in Starigrad, we are alone in the camp. A little stroll through the village and we found a muslim cemetery : 400 people dead between 1992 and 1995…

Quite a shock, but it makes us more impatients to discover Mostar tomorrow morning, and its famous UNESCO bridge.