Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)

Hospitalité turque / Turkish hopitality

3 Commentaires

Sinop, petite cité balnéaire très agréable sur un promontoire de la Mer Noire, est une vraie ville, avec ses magasins, son port et le long des quais ses grands cafés ombragés, bondés le soir à la fraîche.

Sinop, a very pleasant seaside town on a promontory of the Black Sea, is a real city, with its shops, its harbour and along the quays its large cafés in the shade, crowded in the evening when the temperature coools off.

On y joue pendant des heures au Okey, une sorte de rami national à base de chiffres.

There the locals play Okey for hours, a kind of Rami played with numbers.

On s’y promenait le nez au vent et l’appareil photo en bandoulière quand on a été interpellé en français devant l’ancienne gendarmerie, un bâtiment superbe.

We were strolling around when someone talked to us in French in front of the ancient Gendarmerie.

C’est ainsi qu’on a fait la connaissance de Resmine et de son mari Hassan. Ce couple charmant habite Orléans en hiver et vient passer les beaux jours au pays. L’internationale des retraités en quelque sorte. Resmine était ouvrière en usine à Giens et Hassan a travaillé quarante ans dans le bâtiment en France.

This is how we met Resmine and Hassan. This charming couple lives in Orléans, France in winter and spends the rest of the year in Turkey. The International of retirees in some ways. Resmine used to work in a plant in Giens while Hassan was a mason.

Après un thé partagé sous les tonnelles de Sinop, ils nous ont invités chez eux à 30 kms de là, dans leur grande maison dans les collines, construite par Hassan.

They invited us to their large house in the hills, of course built by Hassan, 30 kms from Sinop.

Ils y passent huit mois de l’année, avec leur potager, leur vache, leurs poules et leur énorme chien, entourés de noyers, muriers, cerisiers. Aujourd’hui, la vie est facile mais ce n’a pas toujours été le cas. Arrivés en France en 1975, ils rentraient chaque été avec leur Citroën C35 (quatre jours et trois nuits ) sur des routes qui n’avaient rien à voir avec les autoroutes actuelles. Hassan avait aménagé l’arrière pour faire dormir toute la famille (7 enfants !). Le plan immigré dans toute sa splendeur.

They spend there eight months per year, with their vegetable garden, their cow, chickens and huge dog, surrounded by cherry, mulberry and walnut trees. Life is easy, but it has not always been the case. Installed in France in 1975, they would come back home every summer in their Citroen C35 (four days and three nights) on roads that were not the motorways of today. Hassan had arranged the back of the van to make everyone sleep (seven children !).

Le soir, nous voici installés devant le journal télévisé où passent en boucle les images des arrestations des journalistes de Cumhurryet accompagnées de commentaires -qu’on ne comprendra pas- sur Fetullah Gülen (le diable incarné pour Erdogan, et visiblement  aussi pour nos hôtes). Hassan et Resmine admirent beaucoup Erdogan, portent à son crédit le miracle économique turc et ne s’alarment pas du procès des journalistes. Difficile d’échanger à ce sujet.

In the evening, we sat in front the news on TV, watching the images of the arrest of the Cumhurryet journalists, with video inserts of Fetullah Gülen (the devil for Erdogan, and obviuously also for our hosts). Resmine and Hassan admire Erdogan. For them he is responsible of the economic boost of Turkey and they do not seem to care about the trial of the journalists. Hard to talk about that.

Nos nouveaux amis nous ont ensuite invités dans une pisciculture qui fait aussi restaurant près de chez eux pour un repas de truites au fromage et aux champignons, cuites au four. Un régal et une soirée magnifique et bien sûr, pas question de payer ! Au matin, après un petit déjeuner copieux on est repartis avec une motte de beurre du lait de leur vache !

Our new friends took us to a fish farm in the countryside which is also a restaurant. We had a great meal of trouts, cooked in the oven with cheese and mushrooms. Delicious. And of course, we could not pay ! In the morning, we left after  a large breakfast and with a pound of home made butter.

Dix kilomètres plus loin, on s’arrête à un carrefour pour positionner le GPS. Le paysan du coin vient nous inviter chez lui. A nouveau des sourires et une proposition de deuxième petit déjeuner. On s’en sort avec un thé et une botte de poivrons !

Ten kms later, as we stopped to set up the GPS, a farmer came up to invite us to his nearby house, with a proposition of a second breakfast. With smiles and gestures we managed to get away with tea and a bunch of green peppers.

Notre objectif pour la soirée était le village de pêcheurs de Yaliköy, dans la presqu’ile de Persembe.

Our objective  for the evening was the fishing village of Yaliköy.

On avait lu sur internet que ce petit village avait de bons petits restaurants de fruits de mer. L’endroit est très agréable : un  petit port, une plage, quelques cafés et un restaurant qui était décoré de fleurs pour un mariage. On est approchés… pour un thé par un monsieur qui se révèle un retraité (encore un) de la police, et on se retrouve chez lui pour une troisième invitation, autour d’une assiette de prunes cueillies sur l’arbre.

It is a nice place with a harbour, a beach and a few cafes. The restaurant was all decorated with flowers for a marriage. There we got invited again at a retired policeman’s house. We were offered one more tea and prunes from the tree.

Après une série de photos, on réussit à les quitter sans les vexer, mais notre policier nous invite au bal donné le soir dans le restaurant à l’occasion du mariage d’un policier. Le bal de la police en quelque sorte !

After a few photos, we managed to leave without offending them. But our policeman invited us to stay at night for the wedding of a colleague, with the perspective of dancing all night !  We kindly refused with a smile.

On prétexte je ne sais plus quoi pour partir, sous un Güle Güle (au revoir) de notre troisième hôte de la journée, et en route pour « l’église de Jason » !

We eventually left, accompanied by a Güle güle (bye bye) from our third host of the day, en route for the « Jason’s church » further up the road.

 

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3 réflexions sur “Hospitalité turque / Turkish hopitality

  1. Impossible de commenter jusqu’à présent. C’est à nouveau faisable : mais que dire après votre dernier article ? On sait bien que rencontres et gastronomies font toujours bon ménage avec vous ! La famille vous lit avec plaisir et suit avec attention votre parcours. Bises à tous les deux. MO

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  2. Wow, Turkish hospitality, how wonderful. Love to read about that. Enjoy!
    Loving Erdogan, that’s sth quite different!

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  3. L’hospitalité turque n’est pas un mythe, elle est innée chez eux et vient du fond du coeur.

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