Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)

Vers l’Anse-à-Beaufils

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Le 24 juillet 1534, Jacques Cartier abordait à Gaspé, rencontrait les « indiens » du coin, Iroquois et Micmacs et prenait possession au nom du roi de France de ce qui allait devenir la Nouvelle-France puis le Québec.

Le 19 juillet 2019, autre événement fondamental : nous entrions dans Gaspé par la route côtière et notre premier arrêt a été aussi pour les « indiens », à savoir le centre d’interprétation de la culture Micmac. Pas de velléité de possession mais la curiosité devant les Premières Nations du Canada. On avait fait de même à Québec chez les Wendats/Hurons (des agriculteurs vivant dans des « longues maisons » de bois à l’époque), sur la côte nord du Saint-Laurent chez les Innus/Montagnais (nomades vivant entre les forêts l’hiver et le bord du fleuve l’été).

Un village Micmac a été reconstitué, avec ses wigwams, que l’on appelle nous des tipis. Pas de peaux pour les parois des tentes, mais des plaques d’écorce de bouleaux. Comme les Innus de la côte nord, les Micmacs étaient d’abord des chasseurs qui passaient l’hiver dans leur arrière-pays avant de redescendre pêcher morues et phoques l’été.

Mais tout ceci est terminé. Aujourd’hui, il reste deux réserves Micmacs dans le sud de la Gaspésie, mais les six cents autochtones de Gaspé n’ont plus de territoire à eux et vivent au milieu des « blancs ». Le folklore des indiens à plumes est également terminé, sauf pour les grandes fêtes annuelles, les pow wow.

La photo du « Conseil de bande » le prouve. La cheffe de la communauté, au premier rang avec son écharpe blanche, s’appelle Manon Jeanotte ! Ce qui est triste c’est que ceux de Gaspé ont aujourd’hui perdu leur langue, tout comme les Wendats de Québec et les Innus de la communauté des Escoumins (ce qui n’est pas le cas pous les autres Inus de la côte nord ni pour les Micmacs des réserves du sud de la Gaspésie).

Nous sommes allésb aussi au musée de Gaspésie. On y a découvert l’économie de la région, avant l’arrivée du tourisme, basée sur la pêche, à la morue en particulier. On parle toujours des Terre-neuvas de Saint-Malo, mais sur la côte aussi, on pêchait la morue, à profusion dans dans les eaux froides du coin. Des Basques, des Bretons, des Normands, des Jersiais s’y sont installés et ont fait souche.

Aujourd’hui c’est surtout les crabes et les homards qui occupent les pêcheurs. Les homards ont peut-être un goût un peu moins fins que ceux de Bretagne (dixit Chon) mais ils sont imbattables question prix : 10 € le kilo de homard cuit ! Pourquoi se priver ?

Et avec un peu de rouille et un vin blanc australien, c’est pas désagréable !

Après Gaspé, nous avons roulé sur la superbe route côtière vers Percé, célèbre pour sa roche… percée.

C’est une petite station balnéaire, entièrement dévolue aux touristes. Toutes les maisons de la rue principale sont occupées par des motels ou des restaurants. Cela manque quand même un peu de charme, même si la fameuse roche est magnifique.

Mais notre objectif était le petit port de l’Anse-à-Beaufils, quelques kms plus loin. Nous y avions rendez-vous avec une amie de notre fille, brasseuse à la micro-brasserie de bière Pit Caribou.

On a eu droit à une visite très privée de l’atelier de la brasserie, une des meilleure du Québec. Un univers étrange de gigantesques cuves en alu, reliée par des tuyaux. On n’a pas tout compris des explications de Morgane mais on a quand même dégusté le résultat !

Le soir, concert folk du groupe De Temps Antan de l’autre côté du quai, à la Vieille Usine, devenue un restaurant et salle de concert. Ces trois musiciens ont une énergie folle et l’ambiance était aussi dans la salle.

Le lendemain, on a découvert Mme Chantal Soucy et son exposition d’art « populaire » « la promeneuse d’oiseaux » dans une grange de Percé. Elle a réuni les oeuvres de 24 artistes québécois d' »art naïf ». Cette femme est épatante et elle en parle avec passion. Sans Morgane, on l’aurait sûrement ratée !

La soirée s’est passé dans un champ, à l’arrière de la micro brasserie « Auval« , à Val d’espoir, qui organisait une pizza-bières party bien sympathique.

Encore l’occasion de découvrir d’autres breuvages artisanaux dans une ambiance familiale.

Hier soir, nous avons dormi dans le fourgon sur la pelouse devant la petite maison bleue de Morgane. En fait je crois que nous avons trouvé à l’Anse-à-Beaufils notre cabane au Canada. On s’y sent tellement bien que je ne sais pas si on va rentrer !

PS : Les bières du jour sont bien sûr celles de Pit Caribou !

 

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2 réflexions sur “Vers l’Anse-à-Beaufils

  1. Contente pour vous si vous avez trouvé votre cabane au Canada…on peut garder le camping-car alors ?

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