Daniel et Chon

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront (René Char)


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Sibiu la culturelle / Sibiu, the cultural city

Sibiu est une ville de Transylvanie de la taille de Limoges. Elle a un passé hongrois et saxon. Au moment de la chute du mur, 20 000 « allemands » y habitaient. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5 000, beaucoup ayant profité de l’occasion pour rejoindre la mère patrie. Mais l’héritage saxon est partout et même dans le nom de la ville : Sibiu Hermannstadt.

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C’est particulièrement vrai dans l’architecture.

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On a adoré les « yeux » des toits de Sibiu !

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Mais ce qui nous a frappé c’est surtout l’effervescence culturelle de cette ville. Capitale européenne de la culture en 2007, on a l’impression que cela continue au même rythme. Jugez plutôt : pendant les 4 jours qu’on y a passé, on avait le choix entre les 10 ans du TIFF (Transylvania international film festival), le plus grand festival de cinéma de Roumanie, un festival de théâtre, la saison musicale du Philharmonique de Sibiu, un formidable musée des traditions populaires. La seule chose qui nous déçue, c’est le musée Bruckental, constitué des collections personnelles du Baron Samuel de Bruckenthal, gouverneur autrichien de la ville au XVIIIe siècle.

Résultat : on a vu un film en russe (sous-titré en roumain et en anglais) racontant les relations entre le directeur du Louvre et les autorités allemandes pendant 39-45, au titre bizarre de Francophonia, une représentation en plein air d’une version de la tempête de Shakespeare avec acteurs et marionnettes (en roumain, on a quand même craqué après 20 mn), pendant que sur une autre grande place était projeté gratuitement dans le cadre du TIFF un film roumain sur grand écran gonflable, sans oublier deux soirées dans le théâtre à l’italienne du Philharmonique, avec un concert de l’orchestre : Bernstein, Enescu, Lazarescou, Gershwin, (ce n’était peut-être pas le programme de nos rêves mais une belle découverte de musiciens roumains avec un excellent orchestre), et une soirée jazz avec un quintet américain et une chanteuse locale.

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Cela fait du bien ! On était un peu sevrés de spectacles depuis 3 mois. Il aura fallu Sibiu et la Roumanie pour nous offrir ces moments ! On est loin de l’image arriérée du pays (même s’il y a encore des charrettes tirées par des chevaux). On sent un pays dynamique, européen à fond (même les églises arborent des drapeaux bleu-jaune-rouge et européens). Les gens sont réservés au premier abord, mais très sympas dès qu’on leur parle. Par contre la francophonie a encore du travail : tout le monde répond spontanément en anglais, ou en allemand, même si on trouve quelques francophones heureux de parler avec nous.

Quant au musée des arts et traditions populaires, on n’a y pas tout vu : il fait 86 hectares et des dizaines de maisons traditionnelles, de moulins à vent, à eau, d’églises en bois, d’ateliers d’artisans, y ont été installés, après avoir été démontés de leur région d’origine puis remontés à l’identique.

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On a même surpris une messe en plein air devant une église en bois entièrement peinte à l’intérieur.

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C’est une superbe balade. On a quelquefois l’impression d’être dans le village d’Astérix !

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Plein les pattes dans les Carpates/ Hiking in the Carpathians

Nous voici donc en Roumanie. Les Carpates traversent le pays d’ouest en est, avant de remonter vers le nord. Elles ressemblent beaucoup aux Pyrénées. Des forêts de sapins, des sources et des torrents, des lacs d’altitude. Notre première expérience des Carpates s’est faite un peu par hasard. A la recherche d’un camping, on en a repéré un sur la carte dans le parc national Retezat, tout à l’ouest du massif. Après 35 km de montée, on est arrivés à un lac de barrage et découvert que le camping était encore à 18 km par une piste caillouteuse. On est restés donc près du lac, entièrement seuls dans un environnement superbe. Le calme absolu !

Here we are in Romania. The Carpathian Mountains cross the country from west to east before heading north . They closely resemble the Pyrenees. Pine forests, springs and streams, mountain lakes . Our first experience of the Carpathian Mountains happened by chance. Looking for a campsite, we spotted one on the map in the Retezat National Park,  west of the range » After 35 km uphill, we reached a dam and a lake and discovered that the camping was still 18 km away by a stony track. We are thus remained near the lake, completely alone in a beautiful environment. The absolute calm !

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Le lendemain, on a décidé de faire le tour du lac : on prévoyait 3 heures de marche.

The next day, we decided to hike around the lake : we expected to have to walk about 3 hours.

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Sauf que une fois arrivés au trois quarts du tour, la piste a pris la tangente en grimpant dans la montagne. On a fini par faire demi-tour. Résultat, ce n’est pas 3 heures mais 7 heures qu’il nous fallu pour retrouver nos pénates, avec 30 km dans les jambes :Plus fort que Jean-Mi ! Encore heureux qu’on n’ait pas fait de mauvaises rencontres.

But once we had gone through the three quarters of the lake, the track decided to go up the hill, away from the water. We eventually turned back. As a result we  ended up  walking for 7 hours ! lucky enough, we did not make bad encounters !

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Plus loin vers l’est, une route mythique nous tentait pour notre deuxième incursion dans la montagne : la Transfăgăraș. Elle traverse le massif du nord au sud et était annoncée comme très spectaculaire sur son versant nord, jusqu’à un lac glaciaire tout en haut.

Further east, we were tempted by a mythical road p for our second try in the mountain : the Transfăgăran highway. It crosses the range from north to south anc was publicized as very spectacular on its northern slope, up to a glacier lake.

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Cette route a été construite en réponse à l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS en 1968. Ceausescu désirait garantir une intervention militaire à travers les montagnes des Carpates dans le cas ou l’URSS tenterait une opération en Roumanie. Aujourd’hui, c’est un haut lieu touristique. Le lac ne vaut pas tripette, avec ses boutiques de souvenirs et ses baraques à sandwichs, même si c’est le rendez-vous des photos de mariage.

This road has been built as a response to the invasion of Czechoslovakia by the soviet troops in 1968. Ceausescu  wanted to have a safe route through the mountains in case of a Russian operation in Romania. Today, it is a tourist attraction. The lake is not worth the trip, with its souvenir shops and sandwich stands, though it is often used as a background for wedding pictures.

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La route par contre défie les règles de la pesanteur ! Cela nous a rappelé les « circuits 24 » de notre enfance (les plus jeunes parleront plutôt de jeux vidéos). Ce doit être une des plus sinueuses en Europe !

But the road defies the rules of gravity ! It must be one of the most winding roads in Europe !